vendredi 11 septembre 2026

IRON MAN #9 (Joshua Williamson / Carmen Carnero)


Qui se cache derrière le masque de Citizen V ? Telle est la "révélation la plus choquante de l'année"...


Avec une promesse pareille, Marvel (et peut-être Joshua Williamson, même si je doute qu'il a validé cette accroche) tend le bâton pour se faire battre. Car si la révélation n'est pas aussi "choquante" qu'espérée, ce sont des ricanements qui accompagneront la parution de ce numéro 9 d'Iron Man. Bien tendu, je ne vais pas vous spoiler. Mais ça ne signifie pas qu'il n'y a rien à dire sur cet épisode...


Un épisode curieusement construit car alors qu'on attend de l'action (là encore si on s'en tient à la couverture), Williamson semble tout faire pour frustrer le lecteur avec un scénario qui s'appuie davantage sur les échanges dialogués que sur de la baston. Iron Man et Citizen V sont prisonniers des deux Whiplash dont l'un veut se venger alors que l'autre a été recruté juste pour capturer les héros.


Entre deux scènes avec les héros et leurs adversaires, on a droit à un moment avec MODOK, Madame Masque et Adam Ware - les deux derniers expliquant au premier pourquoi ils ne vont pas organiser son évasion de prison parce qu'ils ont justement besoin de lui derrière les barreaux dans leur projet de conquête de l'AIM.


On paie aussi une visite rapide à la base de Tony Stark où de jeunes scientifiques sont invités à imaginer le futur sous la direction de Rhodey lorsque Melinda May arrive avec des infos sur l'AIM et en quête d'une solution pour infiltrer ses rangs. Ce qui tombe bien puisque l'un des scientifiques a peut-être un équipement ad hoc.

Mais donc Williamson dévoile à la toute dernière page l'identité de celui qui se cache derrière le masque de Citizen V. Et, non, ce n'est pas le baron Zemo. A plusieurs reprises depuis son apparition dans cette série, le scénariste a souligné que ce nouveau Citizen V était en quelque sorte un lanceur d'alerte, voulant s'assurer qu'Iron Man ne serait plus un danger pour personne.

C'est d'ailleurs au coeur du run de Williamson et c'est assez courageux : Iron Man (mais ce n'est pas le seul) est un super héros qui a fait autant de mal que de bien, Tony Stark s'est parfois conduit comme un vilain. Mais curieusement il a toujours été excusé. Ses partenaires ne semblent pas rancuniers. Le scénariste, lui, veut le mettre devant ses responsabilités. Et Citizen V est sa voix.

Au sujet du personnage qui a repris le masque et le nom, c'est assez finement joué puisqu'il s'agit de quelqu'un qu'on pensait mort depuis un moment (je ne donnerai pas d'indication plus précise pour vous empêcher de faire des recherches et de vous gâcher la surprise). On peut se demander si cela va être suivi dans le MCU...

Carmen Carnero illustre cela avec son talent coutumier : il n'y a pas à dire mais la série se porte tellement mieux quand elle est là. Son trait a une élégance naturelle et un classicisme si racé que c'est un plaisir à lire. Ses personnages ont du charisme, de l'expressivité, ses décors sont détaillés sans être trop chargés, sa narration est claire et ses effets bien dosés.

Les couleurs de Nolan Woodard donnent par ailleurs au tout une luminosité qui tranche toujours agréablement et un contraste intéressant avec la gravité de certaines scènes. Comme quoi, quand ils veulent chez Marvel, ils sont capables de publier un titre avec une équipe artistique de premier choix...

... Et qui ne donne qu'une envie : lire la suite ! Oui, ça valait bien le coup de revenir sur cette série que j'ai failli complètement abandonner.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire