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mercredi 22 avril 2026

GREEN LANTERN, VOLUME 6 : WITH THIS RING (Jeremy Adams / V. Ken Marion, Carmine di Giandomenico, Montos)


GREEN LANTERN, VOL. 6 : WITH THIS RING
(Green Lantern #28-33)


Après avoir vaincu Starbreaker et son armée, les Green Lanterns fouillent les décombres de son château pour y récupérer le Livre d'Oa. Guy Gardner le montre à Hal Jordan dont le nom figure à l'intérieur. Mais en s'approchant de l'ouvrage, Hal est assailli par de sinistres visions du futur. Il les tait pourtant à ses compagnons et à Star Sapphire qu'il retrouve à la Tour de Guet de la Justice League même si elle devine son malaise.


Hal Jordan décide de parler à son ami Green Arrow qu'il aide lors d'une mission. Puis il se rend à Gotham pour être examiné par Batman qui lui conseille de ne pas refouler ce qu'il a ressenti. Il gagne ensuite à Central City pour le protéger car il est la cible d'un mafieux contre qui il doit témoigner lors d'un procès. 


Finalement, Hal décide de tout dire de ce qu'il a vu à Carol à qui il donne rendez-vous pour une soirée romantique à Paris...


Tout d'abord, je dois préciser que le recueil contenant ces épisodes ne sortira en vo qu'en Juillet prochain. Comme j'ai pu les lire en floppies, j'ai voulu en parler tout de suite, tant que je m'en rappelle, pour ne pas avoir à m'y replonger le moment venu. Ce volume se situe donc chronologiquement après le crossover The Starbreaker Supremacy.


La victoire remportée contre le vampire galactique va donner à Jeremy Adams l'occasion de relancer la série pour un tour avec la récupération par le Green Lantern Corps du Livre d'Oa, une sorte de grimoire recelant tous les secrets des Gardiens depuis la nuit des temps. Et dans l'ouvrage figure le nom de Hal Jordan. Comment est-ce possible ?


On n'aura pas la réponse avant un moment mais le scénariste initie le point de départ d'une intrigue qui va bouleverser le coeur même de la série puisqu'à la fin du #32, Hal Jordan confie la protection de la Terre à Kyle Rayner en lui expliquant qu'il doit s'absenter pour une durée indéterminée afin d'enquêter sur la vision du futur qu'il a eue au contact du Livre d'Oa.

Concrètement, ça signifie ni plus ni moins que la série Green Lantern n'aura plus Hal Jordan en vedette mais Kyle Rayner. On continuera à suivre Hal Jordan, mais il ne sera plus au centre des épisodes à venir, occupé à enquêter de son côté pendant que Kyle jouera les héros à Coast City. Or, historiquement, Kyle Rayner a été créé justement comme le remplaçant de Hal Jordan.

Rayner est plus jeune mais, potentiellement, c'est le plus puissant des Green Lantern - il peut devenir le White Lantern. Les relations entre Hal et Kyle ont souvent été assimilées à celle du héros et de son sidekick même si on ne peut pas dire qu'ils aient été partenaires comme, par exemple, Captain America et Bucky Barnes.

Avant cela, ce volume s'affiche clairement comme une transition. On n'a pas d'intrigue véritable, comme si Jeremy Adams reprenait son souffle après The Starbreaker Supremacy. Hal a donc eu un aperçu du futur, terrifiant, et il passe les épisodes à chercher une sorte de réconfort moral auprès d'autres héros. Ainsi a-t-on droit à des team-up avec Green Arrow, Batman, Barry Allen.

Il faut l'avouer et le dire clairement : ce n'est guère passionnant. Adams tourne autour du pot : tout le monde sent que Hal a un gros problème et cherche à lui tirer les vers du nez, mais Jordan ne parle pas du fond des choses. Batman, à ce petit jeu, se montre évidemment le plus cassant mais aussi le plus clair : s'il ne veut pas se confier, alors qu'il règle ses soucis tout seul.

C'est dommage que Adams n'ait pas saisi cette occasion pour confronter Hal Jordan à son côté vantard et que ses amis ne le poussent pas dans ses retranchements, surtout compte tenu des visions lugubres qu'il eues. Le pompon est atteint avec l'épisode 32 où Hal veut demander sa main à Carol Ferris à Paris et où elle lui répond qu'il doit d'abord résoudre le mystère de ce qu'il a vu avant de s'engager dans le mariage.

C'est un peu la faiblesse de Adams comme auteur : la plupart du temps, ses dialogues ne sont là que pour expliquer la situation, ses tenants et aboutissants, et il esquive la part psychologique au profit d'une caractérisation assez légère. C'est un scénariste doué pour faire monter la mayonnaise de ses intrigues, beaucoup moins pour traduire les pensées et émotions de ses personnages - et de son héros en particulier.

Peut-être se montrera-t-il plus inspiré avec Kyle Rayner qu'il a associé à Odyssey, une voleuse de l'espace, avec qui il a fait équipe lors de précédents épisodes aux côtés de Superboy (Connor Kent), juste avant le crossover. Là, tout est à faire, il n'y a pas de relation aussi établie qu'entre Hal et Carol Ferris par exemple, et Kyle n'a pas d'amis comme Green Arrow ou Barry Allen (même s'il est pote avec Superboy et Wally West).

Enfin, le tome se conclut avec l'épisode 33 qui est aussi le 600ème épisode tous volumes confondus. Malheureusement, c'est une déception. Au lieu de fêter ça en grande pompe, on a droit à une enfilade de flashbacks pas terribles plus une back-up story par Ron Marz et Darryl Banks, les créateurs de Kyle Rayner. 

Le coeur du numéro voit Kyle et Odyssey chercher des fugitifs échappés des prisons d'Oa à Los Angeles et affronter un producteur de cinéma qui a viré son personnel pour le remplacer par une I.A.. C'est pas fameux, même si c'est sorti au moment même où Disney a licencié tous les artistes qui ont participé à la production design du MCU...

Visuellement, ce sont les montagnes russes : on démarre avec du V. Ken Marion et c'est toujours aussi moche. Franchement, qu'un dessinateur aussi mauvais ait du boulot, et sur une série pareille, ça me dépasse. Puis Carmine di Giandomenico lui succède sur les deux épisodes suivants pour un résultat nettement supérieur mais sans être renversant.

Montos officie sur les deux n° suivants : c'est pas mal. Ce n'est pas pas came, mais ça se lit. Enfin Xermanico revient pour quelques pages du n°33/600 mais on sent bien que c'est juste pour l'occasion (il sera absent pour les trois prochains mois et remplacé par Ig Guara). V. Ken Marion et Dan Jurgens se chargent des flashbacks de ce dernier épisode - no comment (mais vous savez combien j'adore ces deux "artistes"...).

Vous l'aurez compris, ce n'est pas la folie. Six épisodes pour dire si peu, c'est quand même très décompressé et creux. Il faut vraiment espérer que Jeremy Adams se sorte les doigts dans les prochains mois et souhaiter que le retour de Xermanico au mois de Juillet signifie qu'il va à nouveau enchaîner les épisodes.

dimanche 19 avril 2026

GREEN LANTERN / GREEN LANTERN CORPS : THE STARBREAKER SUPREMACY (Jeremy Adams, Morgan Hampton / Xermanico, Fernando Pasarin, V. Ken Marion)


GREEN LANTERN / GREEN LANTERN CORPS : THE STARBREAKER SUPREMACY
(Green Lantern #25-27 + Green Lantern Corps #7-9)


Pour recharger la batteri centrale sur Oa, Hal Jordan, Carol Ferris, Guy Gardner et Kilowog se rendent sur Gemworld afin que la princesse Amethyst leur donne deux cristaux amplificateurs. Mais Starbreaker et son armée surgissent avec Sorrow (Nathan Broome) et leur en dérobent un. Starbreaker réussit ainsi à allumer sa lanterne grise le premier et supprime les émotions dans tout l'univers.


Tandis que Starbreaker et ses troupes ravagent des planètes dont les habitants privés d'émotion sont incapables de réagir, sur Oa seuls Aya et Jadestone, deux androïdes immunisés contre ce mal, tentent de trouver un moyen de renverser la situation. Avec l'anneau de John Stewart, ils convainquent un groupe de Lanterns de gagner le Mur Source où sont retenues les émotions primordiales.
 

Mais ces entités tentent de manipuler les Lanterns pour s'échapper. Hal Jordan le devine et passe un marché avec elles : elles seront libres si elles aident Oa à vaincre Starbreaker et son armée. Cela suffira-t-il ? Et les Entités respecteront-t-elles ce deal ?


Sortie dans la foulée du tome 5 de Green Lantern, The Starbreaker Supremacy est un crossover en six parties des séries Green Lantern et Green Lantern Corps. L'intrigue conçue par Jeremy Adams et co-écrite avec Morgan Hampton mobilise donc énormément de personnages, à tel point que par son casting et son envergure dramatique DC aurait pu décider d'en faire un event.


C'est presque (presque !) un regret d'ailleurs car, dès la fin du premier chapitre, on découvre que l'extinction des émotions ne touche pas que les Lanterns mais bien tout l'univers, Terre comprise et donc les héros et vilains qui s'y trouvent. A cet égard, il y avait là matière à une saga globale, tout aussi, sinon plus, légitime que certains events récents (cf. Knights Terror, voire Absolute Power).


Mais bon, on ne va pas non plus reprocher à DC et Jeremy Adams d'avoir contenu cette histoire à deux séries car le résultat reste épique, dense, et convaincant. D'une certaine manière, cela rappelle l'époque où Geoff Johns et Peter J. Tomasi s'occupaient des titres Green Lantern et Green Lantern Corps avec un premier crossover (Sinestro Corps War) qui allait préparer le terrain pour l'event Blackest Night.

L'autre grand mérite de ce crossover, c'est la simplicité de son argument : Starbreaker réussit donc à priver l'univers d'émotions et à libérer du même coup les Sun-Eaters, une armée capable de ravager des planètes pour les dominer sans que la population n'oppose de résistance (puisqu'elle est amorphe). Sans héros pour les contrarier, quel espoir ?

A partir de là, le récit déploie ses ailes sur un rythme soutenu. On pourra déplorer qu'en cours de route Adams ait cru bon d'inclure le retour d'un autre vilain qui fera des siennes dans un futur proche : ça alourdit le propos inutilement et ça aurait pu attendre. Un autre point m'a un peu chiffonné concernant le rôle de John Stewart, donc on aurait pu penser que Adams et Hampton allait lui donner plus d'impact (alors que c'est traité un peu par-dessus la jambe).

Je suis aussi dans l'expectative de ce que Adams compte faire de Dan Garrett/Blue Beetle I qu'il a ressorti dans le tome 5 et dont on pouvait espérer qu'il soit plus présent ici, or il n'en est rien. D'ailleurs c'est la même chose pour Connor Kent/Superboy et Odyssey, trop en retrait alors qu'ils auraient été des renforts non négligeables dans cette bataille.

Ces réserves écartées, on passe un très bon moment et le crossover se savoure comme une réunion au sommet entre les deux séries avec un vrai bon adversaire au menu. Les scénaristes donnent à leurs personnages l'occasion de briller, ce n'est pas seulement Hal Jordan et les autres Lanterns mais bien un collectif qui est sollicité.

Visuellement, on est tout aussi gâté : Xermanico dessine les épisodes 7 et 9 de Green Lantern et livre des planches absolument splendides, rehaussées par les couleurs luxuriantes de Romulo Fajardo. Il est toutefois, hélas ! remplacé par l'abominable V. Ken Marion sur le #8, mais je pense que c'était inévitable puisqu'il a participé à DC K.O. et qu'il devait se réserver du temps pour le #600 (Legacy). Toutefois, la série aurait bien besoin d'un bon dessinateur pour suppléer Xermanico parce que Marion, c'est juste pas possible.

Fernando Pasarin, lui, est aux commandes des épisodes de Green Lantern Corps et sa prestation est tout bonnement impressionnante. On a droit à des splash et des doubles pages de folie avec une multitude ahurissante de personnages, des décors super chiadés. C'est du très haut niveau, comparable à du George Pérez des grands jours.

Hormis donc quelques bémols mineurs, ce crossover est excellent et confirme la bonne santé des deux séries. On n'est vraiment pas grugé et c'est quand même assez rare pour être dit. Quel dommage qu'Urban Comics n'ait pas publié ces titres en vf (ou si mal quand ça a été le cas) !

jeudi 15 janvier 2026

GREEN LANTERN, VOLUME 4 : CIVIL CORPS (Jeremy Adams, Philip Kennedy Johnson / Salvador Larroca, Xermanico, V. Ken Marion)


GREEN LANTERN, VOL. 4 : CIVIL CORPS
(Green Lantern : Civil Corps Special #1 +
Green Lantern #16-18 +
Green Lantern : Fractured Spectrum #1)


- GREEN LANTERN : CIVIL CORPS SPECIAL #1 (Jeremy Adams & Philip Kennedy Johnson / Salvador Larroca) - Kilowog, désormais devenu un Yellow Lantern, attaque John Stewart sur Terre et lui prend son anneau Darkstar. Avec Star Sapphire et John Stewart, Hal Jordan part pour Thanagar afin de prévenir les habitants de cette planète ainsi que ceux de Rann des manigances de Thaaros. De leur côté, Guy Gardner et Caolan Sheperd entrent en contact avec les résistants sur Oa tandis que Alan Scott affrontent les Oracles complices de Thaaros...


- GREEN LANTERN #16-18 (Jeremy Adams / Xermanico) - Devenue une Red Lantern, Mogo dévaste Thanagar. Hal, John et Star Sapphire sauvent le plus de monde possible avec la flotte de Rann. Thaaros retourne sur Oa pour la détruire. 


Sur place, avec Sojourner Mullein, Simon Baz, Guy Gardner et Caolan Sheperd, Alan Scott élimine les Oracles mais Varron, un durlan (comme Thaaros), en profite pour s'évader de sa cellule de prison et pénètre dans la batterie centrale, suivi par Kyle Rayner.


Le Green Lantern Corps affrontent les Shadow Lanterns de Thaaros tandis que Kyle Rayner combat Varron au coeur de la batterie centrale d'Oa et que Sinestro absorbe l'énergie de Mogo pour l'empêcher de détruire Oa...


- GREEN LANTERN :  FRACTURED SPECTRUM #1 (Jeremy Adams / V. Ken Marion) - Où le Green Lantern Corps fait le point sur la situation après la bataille...

Ce quatrième tome de la série clôt en quelque sorte un premier cycle dans le run de Jeremy Adams. A la fin du numéro spécial Fractured Spectrum (qui sera aussi le titre du tome 5, à paraître le mois prochain), un nouveau statu quo et une nouvelle saga démarre pour lesquels il faudra évidemment avoir lu ce qui précède pour tout comprendre.

Jeremy Adams est donc depuis un an et demi sur la série Green Lantern quand on atteint ce stade, et force est de constater qu'il n'a pas perdu son temps ni ménagé ses efforts pour redonner un vrai souffle épique au titre. Graduellement, il a sur faire monter la tension, augmenter les enjeux, convoquer les personnages emblématiques attachés aux aventures de Hal Jordan, sans oublier de boucler quelques arcs.

Cependant, ce tome 4 propose une narration un peu hachée du fait de deux numéros spéciaux au début et à la fin. Le premier, Civil Corps, ne méritait à mon humble avis pas les quarante pages que lui consacrent Adams et Philip Kennedy Johnson (qui avait écrit John Stewart : War Journal, la back-up story des premiers épisodes de la relance de Green Lantern).

On en retient deux choses : la première, c'est que non, Kilowog n'est pas mort, mais on s'en doutait bien ; et la seconde, c'est que Thaaros lance son assaut final. Mais 40 pages pour ça ? Non, c'est inutilement décompressé et surtout ça ne mérite pas un épisode spécial puisque rien ne distingue particulièrement le contenu du reste de la série.

Enfin, ce chapitre est dessiné par Salvador Larroca et comme je déteste ce qu'il fait depuis toujours, ça a été une vraie punition de devoir me colleter ses planches immondes. 

Heureusement, après ça, on a droit au retour du tandem Jeremy Adams - Xermanico et les deux partenaires font feu de tout bois pendant trois numéros spectaculaires. Tout le monde est là : Hal Jordan, Carol Ferris, John Stewart, Guy Gardner, Kyle Rayner, Simon Baz, Jessica Cruz, Keli Quintela, Sojourner Mullein et même le premier de tous les Green Lantern, Alan Scott, sans oublier Sinestro et même Mogo.

Je peux vous certifier que ça envoie du bois. Xermanico aligne des doubles pages splendides, l'action est permanente, il y a des combats dantesques, des méchants flippants, Kyle Rayner joue les sauveurs, Varron fout les pétoches, Thaaros est déchaîné, Sinestro a droit à une scène grandiose. Vraiment, on est gâté !

On constate surtout que Adams avait un plan qu'il a parfaitement déroulé pendant 18 épisodes et le climax est à la hauteur des attentes. Dans le genre, c'est un modèle et on voit à quel point les editors chez DC sont forts, en soutien des auteurs et non pas en train de les corriger en étant dans leur dos. La preuve ? La série Green Lantern Corps est relancée !

Et puis personne chez DC ne vient alarmer le lecteur en le prévenant que ça risque de s'arrêter au bout de dix numéros si les ventes déçoivent l'éditeur. Du coup, le fan a envie d'investir, de soutenir la série, il n'avance pas la boule au ventre en craignant un dénouement prématuré et bâclé. C'est aussi ça, la qualité éditoriale.

En tout cas, on apprécie que de jeunes auteurs comme Adams, Williamson grandissent et s'affirment aux commandes de séries avec des héros iconiques, cohabitant avec des vétérans (comme Snyder, Waid). Cette diversité chez DC (avec aussi Lemire, Taylor, King, Wilson...), c'est ce qui rend cet éditeur sexy, cool, bien plus que Marvel à mes yeux.

Enfin le dernier Special du tome, Fractured Spectrum, dresse à la fois une sorte de bilan et offre une rampe de lancement pour ce qui va suivre. C'est hélas ! affreusement dessiné par V. Ken Marion. Mais Adams, encore une fois, prouve qu'il a de la suite dans les idées et qu'il n'est pas prêt de lâcher Hal Jordan et compagnie.

Il est vraiment déplorable qu'Urban Comics ait fait n'importe quoi avec cette relance de Green Lantern, qui méritait mieux que ça, et qui, en vf, ne ressemblera plus à grand-chose, avec des épisodes zappés, et un avenir compromis. Mais si vous voulez en profiter, et il ne faut pas hésiter, procurez-vous les tpb (promis, ça ne nécessite pas un niveau d'anglais exigeant).