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jeudi 1 octobre 2026

AMAZING SPIDER-MAN #1000 (Joe Kelly, Noah Hawley, J.M. DeMatteis, Frank Miller, Paul Levesque & Rob Fee, Brian Michael Bendis, Larry Lieber, Dan Slott / Pepe Larraz, Patrick Gleason, Humberto Ramos, Peach Momoko, Ed McGuinness, Stuart Immonen, Giuseppe Camuncoli, Marcos Martin)


- Ravaged (Joe Kelly / Pepe Larraz) - Victime d'une attaque cardiaque, May est hospitalisée et Peter accourt à son chevet où il trouve, déjà présent, Cormac Crane, le fils biologique de sa tante. Alors qu'ils vont prier dans la chapelle de l'hôpital, Peter découvre le vrai visage de Cormac...


C'est donc le millième numéro de Amazing Spider-Man, le personnage apparu pour la première fois en Août 1962 dans Amazing Fantasy #15. Marvel a évidemment voulu célébrer ça avec un gros numéro spécial plein d'invités. Mais, hélas ! l'éditeur loupe un peu le coche en démarrant avec la suite du dernier épisode en date et donc les lecteurs qui auront acheté cet exemplaire vont basculer au milieu d'un intrigue.

Et il faut bien dire que, pas plus que Nick Spencer ou Zeb Wells avant lui, Joe Kelly n'a réussi à ranimer l'enthousiasme des fans depuis son retour. Récemment, il a introduit un personnage inédit, Cormac Crane, qui est le fils biologique de May et Ben Parker. La vieille May vient de faire une énième nouvelle attaque et ne reconnaît plus Peter quand il est à son chevet.

Comment Marvel peut valider de telles idées ? Comment, alors que Spider-Man cartonne comme jamais au cinéma, Marvel peut publier sa série en comics de manière aussi indigne, avec un scénariste aussi peu inspiré ? A ce niveau, c'est du sabotage. Et, comme je le dis plus haut, ne pas faire de pause dans l'histoire en cours au moment du millième épisode relève de la bétise.

Pepe Larraz nous régale de planches superbes, mais c'est tout de même malheureux qu'un tel artiste doive se farcir des scripts aussi médiocres, après avoir travaillé avec des auteurs bien meilleurs. Ah non, vraiment, c'est juste pas possible !

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- Still Standing (Noah Hawley / Patrick Gleason) - En maison de retraite, Peter Parker assiste à l'arrivée d'une nouvelle pensionnaire : Gwen Stacy ! Impossible ! Perd-il la tête ? Ou un vieil ennemi s'amuse-t-il sadiquement avec ses souvenirs ?
 

Le nom de Noah Hawley, célèbre showrunner de séries comme Fargo ou Alien : Earth, surprendra les lecteurs. Son idée d'imaginer un vieux Peter Parker à l'Ehpad en train d'halluciner sur Gwen Stacy aurait cependant pu positivement étonner. Mais le résultat est d'une affligeante nullité et la présence de Hawley ressemble à une de ces tentatives d'attirer un nom pour faire un coup marketing.

Le pire, cependant, vient de la prestation, méconnaissable, de Patrick Gleason au dessin. Que lui est-il arrivé ? L'artiste, qui dit préférer désormais privilégier sa vie de famille à son métier (c'est louable), livre des planches tout simplement affreuses, mal encrées, mal composées. C'est une faillite totale. Et décidément, ce numéro anniversaire ne tient pas ses promesses.

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- Requiem for a Goblin (J.M. DeMatteis / Humberto Ramos) - Peter et Mary Jane assistent aux funérailles de Harry Osborn. Peter s'absente alors que la cérémonie va commencer car il culpabilise de n'avoir pu sauver son meilleur ami... 


Bon sang, mais qu'est-ce qui cloche chez Marvel ? Troisième segment de ce numéro spécial et c'est encore un raté monstrueux. J.M. DeMatteis, l'auteur de La Dernière Chasse de Kraven, récit culte, revisite un moment mémorable de la carrière du tisseur... Et c'est tout ce qu'il trouve à en dire ? Des dialogues avec les fantômes de Norman et Harry Osborn larmoyants avec Peter rongé par le regret.

Heureusement qu'il y a les dessins de Humberto Ramos, même si, lui aussi, a l'air de trouver tout cela affreusement mauvais et qu'il est incapable de rattraper cette niaiserie vue et revue. Spoiler : quand vous croyez avoir touché le fond, hé bien, ce n'est pas le cas... 

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- Tears of the Spider-Queen (Frank Miller / Peach Momoko) - Une fillette est enlevée par un secte qui veut en faire un monstre capable d'attirer Spider-Man et de le dévorer...


Marvel va finir par trouver du pétrole à force de creuser. Cette fois, c'est Frank Miller qui s'y colle pour pondre... Je n'ose appeler ça un scénario... En fait, c'est de la merde (In memoriam Jean-Pierre Coffe). C'est nul, mais à un point, c'est abyssal. C'est juste incroyable. Ce serait sorti en Avril, tout le monde croirait à un poisson. Mais on est en Octobre.

Et qui pour mettre ça en images ? Peach Momoko, la "prodige" japonaise, qui est une des pires storyteller graphique actuelle, avec ses aquarelles de peintre du dimanche. Quel combo, mes aïeux ! Ah, ça, on peut dire que Marvel a soigné son casting de guests...

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- The Big Night (Paul Levesque & Rob Fee / Ed McGuinness) - Ben Parker emmène Peter assister à un match de catch. En chemin, il lui confie être fier du garçon qu'il est, malgré les épreuves qu'il a connues...


Pincez-moi, je rêve. Cette fois, on ne s'embête plus : au lieu de rappeler des scénaristes qui ont écrit du Spider-Man, confions une partie de ce numéro à... Un catcheur et un directeur de la WWE ! Je vous assure que je ne plaisante pas : Paul Levesque est un catcheur et Rob Fee un des patrons de la ligue de catch américaine. Et de quoi parle leur histoire ? Allez, je vous laisse deviner...

Donc, on est d'accord maintenant, ce n° 1000, c'est un gag, hein ? Mais avec de bons dessinateurs, c'est déjà ça. Ici, Ed McGuinness. Bon, je le plains, il ne mérite pas ça. Le pauvre a déjà dû bosser avec Jeph Loeb et maintenant un catcheur. C'est dur.  

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- The Gesture (Brian Michael Bendis / Stuart Immonen) - Spider-Man reçoit un appel via sa carte d'Avenger. Mais trois super vilains vont le retarder...
 

Hallelujah ! Enfin ! Merci ! Brian Michael Bendis : un scénariste, un vrai ! Stuart Immonen : un dessinateur, rare, exceptionnel ! Une bonne histoire, marrante et touchante à la fois ! Calmons-nous : cela ne fait que 8 pages. Mais quelles pages ! Quel bonheur ! 

Pour la petite histoire, Bendis n'a jamais écrit Peter Parker de l'univers 616, et quand on l'a contacté pour participer à ce numéro et qu'on lui a demandé avec quel artiste il voulait collaborer, il a réclamé Immonen. Le duo d'Ultimate Spider-Man, de New Avengers, reformé ! Maintenant, il faut que ces deux lascars fassent un vrai truc ensemble à nouveau. Croisons les doigts. il faut que quelque chose de bien ressorte de tout ça !

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- Of Webs and Guns (Larry Lieber / Giuseppe Camuncoli) - Peter s'assoupit sur l'épaule de Mary Jane... Et le voilà au far-west, aux côtés du Rawhide Kid ! 


Stan Lee étant indisponible (il passe sa mort en vacances, comme chantait Brassens), Marvel s'est dit : "hé, appelons son frère !" et c'est ainsi que Larry Lieber, 95 ans (!), écrit ce petit récit complètement farfelu mais incroyablement plus frais que pratiquement tout le reste qui a précédé. Un miracle.

Pour l'accompagner, Giuseppe Camuncoli, encré par Klaus Janson, et c'est parfait. Bavard, vintage, mais tellement charmant.

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- I Can Never Rest (Dan Slott / Marcos Martin) - Qui était le policier qui a tenté d'arrêter l'homme qui allait tuer Ben Parker ?


Et pour conclure ce qui restera quand même comme un coup manqué pour célébrer un super héros populaire, Dan Slott et Marcos Martin, la dream team de l'époque Brand New Day, se réunissent pour revenir sur la vie d'un homme qui n'a jamais connu le repos pour avoir échoué à arrêter un assassin. C'est poignant, merveilleusement écrit. A défaut d'autre chose, au moins ce n° 1000 aura gagné ce segment magnifique.

Et magnifique, il l'est aussi grâce au génial et trop rare Marcos Martin, le digne héritier graphique de Steve Ditko, le co-créateur de Spider-man, qui sort encore une fois le grand jeu - prends-en de la graine, Peach Momoko, ça, c'est de la narration graphique !