lundi 28 septembre 2026

X-MEN : AGE OF REVELATION - AMAZING X-MEN #1-3 (Jed MacKay / Mahmud Asrar)



Wolverine à leurs trousses, les X-Men atteignent les ruines du manoir de Graymalkin que garde Deathdream, ancien protégé de Malicia. Le Fauve et Glob y trouvent un téléporteur qui leur permet d'échapper à Wolverine pour gagner, espérent-ils, Philadelphie. Mais ils se retrouvent à Providence, dans l'Etat de Rhode Island, le territoire gardé par Darkchild.


Révélation et ses sbires n'approchent de cette zone mais Darkchild la gouverne avec autant d'autorité que de sadisme, se repaissant de la souffrance des habitants et s'appuyant sur son gardien, le Fléau. Psylocke, qui a fait sécession, est également présente. Cyclope accepte le défi que lui lance Darkchild pour les envoyer à Philadelphie et le remporte.
 

Une fois dans le coeur du royaume de Révélation, les X-Men ont rendez-vous avec un agent de la résistance caché sous la ville, Wiz Kid. C'est, avec Forge, celui qui a permis aux esprits de Cyclope et du Fauve d'arriver à cette époque. Mais Apocalypse, accompagné de Charles Xavier et d'une armée d'arakki, arrivent aussi pour réclamer des comptes à Révélation qui ne reconnait plus leur autorité...


Cette mini-série en trois parties est le plat de résistance de cette saga. Et cela suffit malgré tout à Jed MacKay pour entraîner le lecteur dans une histoire palpitante, intense et brutale où tout va se jouer et s'expliquer. A commencer par la manière dont s'y sont pris les résistants pour attirer à cette époque Cyclope et le Fauve (ou du moins leurs esprits et leur sens tactique).


Le premier épisode est une leçon de storytelling : traqués par "l'ange de la mort", Wolverine, les X-Men n'en mènent pas large. Mais Révélation non plus à vrai dire parce que, d'une part, il ne s'attendait visiblement pas à ce que des dissidents, en infériorité numérique, soient aussi coriaces ; et, d'autre part, parce qu'il lui faut se concentrer pour maintenir son emprise sur Wolverine.


Et c'est une preuve supplémentaire du talent pour la caractérisation des personnages de MacKay : contrairement à Gail Simone qui n'exploite pas (ou si peu, et si mal) la personnalité si tourmentée de Logan, son confrère, lui, se sert de cela pour montrer que, dans ce contexte, il est une bête enragée difficile à tenir en laisse.


Ensuite, dans le deuxième chapitre, un rebondissement envoie ces "Amazing X-Men" au mauvais endroit et c'est alors l'occasion pour le scénariste de montrer que ce futur, troublé, réserve bien des surprises, sans avoir à se taper toutes les nombreuses (et pour la plupart très dispensables) autres mini séries de cet event. C'est ainsi qu'on trouve Darkchild maîtresse de Providence.
 
Darkchild, c'est la personnalité démoniaque de Ilyana Rasputin/Magik, et évidemment le fait qu'elle ait pris le dessus est logique dans une timeline où la survie du plus fort domine. MacKay écrit superbement Magik dans la série X-Men et encore mieux quand elle interagit avec le Fléau, son double en matière d'appréciation physique des combats. Rien d'étonnant alors que Cain Marko soit le garde du corps de Darkchild.

Le duel que se livre Cyclope et Darkchild pour que cette dernière téléporte les X-Men à Philadelphie déjoue les attentes. Ce n'est pas un combat physique mais un échange de vérités cruelles et c'est celui qui y résistera le mieux et surtout qui délivrera la plus percutante qui gagne. Le maître es-stratégie qu'est Scott Summers remporte cette partie logiquement - et même le Fauve reconnaît qu'il avait oublié à quel point son ami était bon à ce jeu.

Enfin, la dernière manche se déroule dans les entrailles de Philadelphie où l'on découvre l'identité de l'agent infiltré de la résistance. Wiz Kid est un choix malin et MacKay le campe comme un petit génie effronté. Mais évidemment c'est le cliffhanger final qui laisse la porte ouverte à un dénouement très prometteur.

Tout cela est donc jubilatoire, dense et haletant, mais la cerise sur le gâteau, c'est que Mahmud Asrar est là au dessin. Désormais occupé par ses projets personnels (Bug Wars avec Jason Aaron chez Image), l'artiste turc se et nous fait plaisir en trouvant le temps pour ces trois épisodes. Sa technique irréprochable associé au design général de cet univers forment un cocktail délectable.

J'ai adoré l'épisode avec Darkchild dont Asrar réussit à la perfection à traduire la cruauté et la sensualité, mais l'attaque de Wolverine auparavant est époustouflante et la confrontation avec les séraphins dans le dernier acte est également épatante. Quel régal quand on a un dessinateur pareil pour une histoire de ce calibre !

Allez, c'est l'heure de passer à la conclusion !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire