Captain Marvel cherche à en savoir plus sur le mystérieux projet DNVR lié à son père. Elle s'adresse à la seule personne avec laquelle elle partage des souvenirs : Malicia. Avec l'aide d'Emma Frost, elles fouillent dans leur mémoire commune...
Deux mois après le premier épisode, voici enfin la suite de Captain Marvel : Dark Past, qui devrait se poursuivre sur un rythme normal désormais (je pense que ce retard a été provoqué pour éviter un embouteillage dans les sorties). Et force est de constater que Paul Jenkins se montre très inspiré dans cette histoire.
Le scénariste exploite certes de vieilles ficelles, comme la relation, disons compliquée, entre Captain Marvel et Malicia, mais il n'est pas question ici de les faire s'affronter comme souvent. Déjà, depuis pas mal de temps, les deux femmes ont enterré la hache de guerre. Non, cette fois, Carol Danvers demande à Anne-Marie Lebeau de l'aider.
Jenkins rappelle à bon escient que Malicia ayant lors de son premier combat contre Captain Marvel (à l'époque Ms. Marvel) avait absorbé ses pouvoirs et une partie de sa mémoire. Elle n'a jamais pu totalement se purger et donc, c'est assez judicieux de voir Carol demander à Anne-Marie de fouiller dans les souvenirs qu'elle a conservés d'elle.
Le rôle d'Emma Frost est essentiel car elle explique que les pouvoirs de Malicia peuvent à terme la blesser, voire la tuer. Une télépathe peut servir de "tampon" entre Malicia et Captain Marvel pour explorer la psyché de l'une et de l'autre, facilitant l'accès aux souvenirs précis auxquels Carol veut accèder.
Cela donne une scène intense et qui va révéler l'identité, plus tard, de celle qui se cache derrière le projet DNVR mais aussi les armes améliorées par la technologie kree acquises par le gang des Démolisseurs qu'on a vu dans le premier épisode. C'est donc une retcon, mais légère, à savoir pas un élément qu'on rajoute grossièrement mais qu'on vient greffer pour éclaircir une période passée.
Cette période du passé concerne évidemment la relation tendue que Carol avait avec son père Joseph. Cela remonte aussi à l'époque où Carol fut reporter et là on touche vraiment aux premiers épisodes de la série originale Ms. Marvel. Jenkins connaît donc bien ses classiques mais surtout, c'est appréciable, sait les rendre accessibles à un lecteur qui, lui, ne les connaîtra pas (ou mal).
Cette intrigue palpitante est superbement illustrée par Lucas Werneck. Comme je l'ai déjà dit, c'est un narrateur qui n'a rien d'exceptionnel, mais dont le talent réside surtout dans la manière, élégante, de représenter les personnages féminins. Il a ici de quoi briller avec le trio Captain Marvel - Malicia - Emma Frost.
Le seul petit hic dans cette partition très bien exécutée, c'est qu'on peut être surpris de l'absence de Spider-Woman sur laquelle, dans le premier épisode, comptait Captain Marvel pour l'aider dans ses investigations, et que je m'attendais donc à revoir.
Mais, ce bémol mis à part, c'est de l'excellent ouvrage, surtout dans une semaine de sorties très maigre pour ma part (puisque c'est la seule série que je me suis procuré avec Daredevil). Vivement la suite donc, le 10 Juin prochain.











































