X-MEN BY JED MACKAY, VOL. 4 : AGE OF REVELATION AFTERMATH
(X-Men #23-25 + Annual 2026)
Le corps de Cyclope est habité par l'esprit de celui qu'il sera dans dix ans, lors de l'Âge de Révélation, et alors que Doug Ramsey vient se présenter chez les X-Men, Scott Summers tente immédiatement de le tuer. Il est maîtrisé et enfermé, mais réussit à s'évader et demande son aide à Magneto dont il découvre l'état. Doug préfère quitter la Manufacture avec Bei la lune sanglante et Warlock sans rien dire à personne.
Cependant, en l'absence de leur chef, 3K fait face à un vacance du pouvoir et Cassandra Nova compte en profiter. A moins que le chairman de l'organisation ne revienne à temps pour l'en empêcher... Son esprit revenu dans corps, Cyclope explique la situation aux X-Men qui partent à la recherche de Doug Ramsey. Mais O.N.E. intervient en la personne du nouveau directeur de cette officine gouvernementale...
Ce quatrième tome a un programme plutôt mince avec seulement trois épisodes et son Annual. Par ailleurs, il faut au moins avoir lu Age of Revelation pour saisir ce qui s'y passe. C'est donc un point de bascule pour la série écrite par Jed MacKay qui a construit quelque chose de suffisamment ambitieux pour qu'aucune des parties de son récit ne soit écartée.
Entre le début et la fin de ce volume, Cyclope est habité par l'esprit de celui qu'il sera dans dix ans puis redevient lui-même, revenu de l'Âge de Révélation. Les X-Men comprennent alors l'urgence à mettre la main sur Doug Ramsey pour empêcher un sinistre futur de se produire. Ce faisant l'équipe délaisse les missions concernant le sauvetage et la récupération des mutants adultes pour un projet plus direct.
A n'en pas douter, cette quête va alimenter les prochains épisodes. Le #24 est, lui, consacré à l'organisation 3K dont Cassandra Nova cherche à prendre la tête. Surtout on découvre qui en est le vrai chef et MacKay oblige le lecteur à reconsidérer ce qu'il a vu durant Age of Revelation. Toutefois, les méchants de la série ont eux aussi maintenant un objectif plus direct et qui mènera au crossover X-Men/ Fantastic Four : DNX, en cours de publication actuellement aux Etats-Unis.
C'est donc, vous l'aurez compris, un de ces tomes dit de "transition" : on achève la saga précédente et on amorce la suivante. Fallait-il y consacrer trois épisodes ? Je pense que, pour une fois, MacKay a un peu décompressé sa narration et que cela aurait tenu en un ou deux chapitres maximum. Mais la lecture n'est pas ennuyeuse pour autant.
Par ailleurs, la série accueille son nouveau dessinateur et il s'agit de Tony Daniel qui est dans le circuit depuis quasiment trente ans (The Tenth, chez Image Comics, a débuté en 1997). Il a longtemps collaboré avec Grant Morrison sur Batman et avec DC. Après deux autres creator-owned récents (Nocterra et Edenwood), il pose ses bagages chez Marvel et les mutants.
Avant de lancer Maximum X-Men (avec le scénariste Chris Yost) en Décembre prochain, il aiguise ses crayons sur X-Men et sa prestation est très convaincante. Il est encré par Mark Morales, pour un résultat très soigné.
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- X-MEN ANNUAL 2026 (Ryan Stegman / Ryan Stegman, Steve Skroce, Sanford Greene) - Phénix revient sur Terre et se pose à Haven, Louisiane, où sont établis les Uncanny X-Men qu'elle prévient d'une menace. Un monstre surgit de nulle part et Jean Grey réussit à entrer en contact avec le Créationniste, à l'origine de cette menace...
J'avoue que cet Annual m'a dérouté au premier abord. En effet, il ne met pas en scène les X-Men de Jed MacKay, mais les Uncanny X-Men qu'écrit Gail Simone. Sauf que, cette fois, c'est le dessinateur Ryan Stegman qui signe le script. Et, là, par contre, c'est une savoureuse surprise parce que, d'une part, Marvel laisse rarement un artiste écrire, et, d'autre part, parce que le résultat est jubilatoire.
Au point que si Ryan Stegman prenait en main l'écriture d'Uncanny X-Men, ce serait certainement ce qui pourrait arriver de mieux au titre ! L'intrigue qu'il déploie est délirante et très drôle avec ce Créationniste qui retient en otage Sanford Greene (crédite comme dessinateur mais je pense qu'il s'agit d'une plaisanterie car je n'ai reconnu aucune planche avec son trait si distinctif) et... Ryan Stegman lui-même !
Le Créationniste a, lui, les traits de Steve Skroce qui signe la majorité des planches à l'exception d'un court passage crayonné et non encré par Stegman. Skroce a un style très détaillé, avec une ligne claire similaire à celle de Geof Darrow, et il s'en donne ici à coeur joie. C'est tout sauf une commande traitée à la légère pour lui.
Bref, malgré l'incongruité de voir les Uncanny X-Men dans un tome de X-Men, cet Annual est un pur régal.











































