mercredi 5 août 2026

MEURTRE MODE D'EMPLOI (Saison 1) (Poppy Cogan, 2024)


Pippa "Pip" Fitz-Amobi est une lycéenne de terminale qui, pour son mémoire de fin d'année, décide de rouvrir l'enquête sur la disparition, cinq ans auparavant, en 2019, d'Andie Bell. Elève populaire, elle était amoureuse de Salil Singh qui fut accusé de l'avoir tué avant de mettre fin à ses jours. Mais Pip est convaincu de son innocence et elle tente d'obtenir l'aide de Ravi, le frère aîné de Salil, pour son enquête, mais il refuse. Elle interroge alors les amis de Sal, à commencer par Naomi Ward, qui est aussi la soeur aînée de sa meilleure amie, Cara, puis Max Hastings, dont les témoignages diffèrent sur la nuit du drame et l'alibi du suspect.


Ravi change d'avis et soutient Pip dans ses recherches lorsqu'elle interroge ensuite les amies de la disparue, Emma Hutton et Nat da Silva, dont le frère aîné, Dan, est policier et a assisté à l'interrogatoire de Sal. Après cela, Pip profite d'un week-end à la montagne où elle campe avec ses amis, Cara, Laura, Zach et Connor. Dans ses affaires, elle trouve un mot menaçant lui conseillant d'arrêter de fouiner. De son côté, Ravi découvre que Andie et Nat s'étaient disputées peu avant sa disparition au sujet de photos nues de Nat. Mais celle-ci explique que Max était impliqué dans cette histoire.


Surtout Nat révèle à Pip et Ravi que Andie cherchait fuir son père, un homme autoritaire qui désapprouvait sa relation avec Sal, et, pour gagner l'argent nécessaire à son projet, elle s'était mise à vendre de la drogue pour un dealer et Max était un de ses clients. Pour rencontrer ce dealer, Pip, Cara et Laura se rendent à une fête clandestine où il a ses habitudes...


A Good Girl's Guide to Murder (en vo) est l'adaptation d'une série de romans et de nouvelles écrite par Holly Jackson. Le public visé est celui, très convoité par les producteurs-diffuseurs, des young adults, plus tout à fait des adolescents mais pas encore des adultes. Netflix a donc mis la main à la poche pour porter à l'écran ces histoires en partenariat avec la BBC.


Toutefois, pas besoin d'être dans la tranche d'âge ciblée pour apprécier Meurtre mode d'emploi (en vf) et c'est grâce à cela que la série a été renouvelée une première fois en 2026 puis une seconde fois pour 2027 (ce sera la dernière saison puisque le matériel original sera épuisé). En vérité, si vous aimez les detective stories et que vous avez lui Le Club des Cinq dans votre jeunesse, vous allez adorer.


Pip est une jeune fille de 17 ans qui s'apprête à aller en faculté. Elle doit rendre un mémoire mais, contrairement à l'avis de son prof d'anglais et de ses parents, elle ne choisit pas le féminisme dans la littérature gothique mais de rouvrir l'enquête sur la disparition d'une élève cinq ans plus tôt dont le petit ami s'est suicidé après avoir été accusé de l'avoir tuée.


On suit donc cette héroïne dans ses investigations, flanquée du frère aîné du suspect qui, lui, reste remonté contre les autorités locales car il pense qu'on a accablé son frère car il était indien, un "basané amoureux d'une jolie blonde". Pip est débrouillarde mais pas infaillible : elle se met en danger et elle a peur, elle est têtue mais doute aussi. Surtout elle évolue dans un milieu de gens plus âgés qu'elle.

Et qui n'hésitent pas à la prendre de haut, à couper court à ses interrogatoires, à l'intimider. A un moment clé, alors que la soeur cadette d'Andie, Becca, la confronte sur ses motivations réelles, Pip admet qu'elle ne fait peut-être ça que par soif de reconnaissance plus que par désir de connaître la vérité. Plus tard, alors que l'affaire semble close, c'est Ravi qui la somme d'en rester là alors que des mystères restent irrésolues.

Plus que pour son intrigue, touffue et (comme dans His & Hers) avec un dénouement en deux temps, c'est plutôt pour ses personnages, leur caractérisation et les décors dans lesquels ils évoluent que la série accroche vraiment le spectateur. Et c'est pour cela que j'évoquai Le Club des Cinq avec ces ados qui jouent les fins limiers (d'ailleurs, comme eux, Pip a un chien).

Je n'ai pas lu les romans de Holly Jackson mais j'ai appris que l'histoire de cette saison 1 avait été épurée pour rentrer dans les six épisodes qui la composent. Je crois que dans les livres, Pip travaille de manière plus autonome et solitaire alors qu'ici elle reçoit l'aide de Ravi mais aussi de ses amies Cara et Laura, ou encore de Jesse, l'employée de la casse travaillant pour le père d'Andie.

Cette participation permet de rendre les recherches de Pip plus crédibles car on ne saurait être assez crédule pour croire qu'une jeune fille arrive à ces résultats simplement avec un mur en guise de paperboard, un téléphone portable et un ordinateur. On la voit manquer de méthode, tâtonner, omettre la chronologie la plus élémentaire, puis se perfectionner progressivement en s'attachant à des détails, parfois cruciaux.

L'affaire s'avère tortueuse et les péripéties de l'enquête aboutissent à des rebondissements efficaces. Parfois on se dit aussi que tout ça aurait gagné à être moins complexe (notamment avec le subplot concernant le chantage exercé sur Naomi, Max et Jake, les amis de Sal), et il est vrai aussi que la fin, avec ses deux coupables, comme dans His & Hers, en montre un qui aurait suffi et l'autre un peu tiré par les cheveux.

Néanmoins, le cadre de l'action (une bourgade anglaise au-delà de tout soupçon), la collision entre la fin de l'adolescence (avec son innocence) et l'âge adulte (avec ses turpitudes), et surtout l'attachement qu'on a pour Pip font le job. C'est divertissant, très addictif, même si totalement dans le moule esthétique Netflix (avec une réalisation sans éclat).

Le casting est peuplé d'inconnus dans la mesure où c'est en majorité de jeunes acteurs, mais ils sont tous excellents, à l'image de Asha Banks (Cara), Zain Iqbal (Ravi), Yali Topol Margalith (déjà formidable dans Alice et Steve) ou Harry Ashton (Max Hastings, amené à revenir dans un rôle prépondérant dans la saison 2).

Mais c'est évidemment Emma Myers qui aimante les regards : révélée dans la série Mercredi, déjà sur Netflix, où elle volait la vedette à Jenna Ortega (que je trouve surestimée, un peu comme Millie Bobby Brown dans Stranger Things), cette comédienne pétille. Elle fait de son personnage de détective en herbe une héroïne épatante, qu'on a envie de retrouver.

Sans prétention. Mais pas sans qualités.

dimanche 2 août 2026

L'HOMME QUI RETRECIT (Jan Kounen, 2025)


Alors qu'il nage en mer, Paul, constructeur de bateau, aperçoit dans le ciel les nuages qui se mettent à tournoyer. Rejoignant la plage, il lui semble que sa combinaison de plongée est un peu trop grande pour lui. A la maison, face à l'océan, l'attendent sa femme, Elise, et leur fille, Mia. Bien qu'un de ses clients tarde à payer les travaux entamés dans son atelier, il ne manifeste aucune contrariété en famille, père aimant et amant passionné.


Les jours passent. Alors qu'il s'habille pour aller travailler, il enfile une chemise, puis une autre et remarque qu'elles sont toutes trop larges pour lui. Préoccupé, il consulte son médecin et lorsqu'il passe sous la toise, il entend qu'il mesure 1, 76 m. alors qu'il fait 1,80 m. Le médecin lui répond qu'il se tasse comme beaucoup d'hommes de son âge. Mais la situation va empirer...


Ainsi, un autre matin, alors qu'il prend une douche, il n'arrive plus à atteindre le pommeau. Puis il met son peignoir et se présente devant Elise, à son tour forcée de constater qu'il a perdu de nouveaux centimètres. Cette fois, ils vont à l'hôpital où Paul subit une batterie de tests, ne révélant rien sinon qu'il rétrécit inexplicablement. Mais jusqu'à quel point ?


Depuis longtemps, Jean Dujardin rêvait de jouer dans un remake du film de Jack Arnold de 1956, adapté de la nouvelle de Richard Matheson. Peut-être ces noms ne vous diront rien et pourtant Jack Arnold est aussi le réalisateur de L'Etrange Créature du lac noir (1954) et Richard Matheson est un des plus grands écrivains de science-fiction américain en même temps que l'auteur du script de Duel, le premier long métrage de Steven Spielberg.
 

Il se trouve que Dujardin, il y a dix ans, tenait déjà la vedette (aux côtés de Virginie Efira,) de Un Homme à la Hauteur, dans lequel il jouait un type mesurant 1,36 m.. C'est assez troublant pour être relevé car d'aucuns pourraient y voir une forme d'obsession pour un acteur aussi populaire, aussi grand aussi, le seul comédien français à avoir obtenu l'Oscar du premier rôle (pour The Artist).


Cela lui vaut d'être aujourd'hui parfois considéré comme quelqu'un qui a pris la grosse tête parce qu'il peut choisir les projets qu'il veut - on peut monter un film sur son nom - , comme s'il était trop présent alors qu'il tourne en définitive seulement un à deux films par an. Ce rapport à l'image qu'il a et qu'il renvoie ou qu'on lui prête interroge forcément quand on voit L'Homme qui rétrécit.


Le principal défaut du film, selon moi, réside dans son usage de la voix off, qui tient ici plus du commentaire, souvent ampoulé, que du bonus narratif. J'ai parfois eu envie que le film se déroule silencieusement ou en tout cas en s'en tenant aux dialogues ou aux monologues, car cette voix off ne sert à rien et même elle gâche un peu l'histoire.

Car, en vérité, l'histoire justement, c'est celle d'un homme qui s'efface. Contrairement au roman original, il n'y a pas d'explication au rétrécissement du héros (dans le livre, il était exposé à un gaz toxique), et c'est aussi bien. Chacun peut ainsi interpréter ce qui arrive à Paul comme il l'entend. Ce qui paraît le plus évident, c'est qu'il s'agit d'un homme qui a oublié de profiter de sa vie et qui s'en trouve dépossédé de la manière la plus cruelle.

Et je ne serai pas étonné que ce soit cela qui ait trouvé un écho chez Dujardin : être acteur, être une star de cinéma comme lui, c'est être constamment exposé, observé, sous le feu des projecteurs ou des flashs des appareils photos (des photographes professionnels et des paparazzi). Alors évidemment jouer un homme voué à disparaître jusqu'à ne plus être visible, c'est à la fois certainement un fantasme et une peur.

Que reste-t-il alors de cet homme ? Jan Kounen avec son scénariste Chris Deslandes prennent soin de ne pas imposer de réponse toute faite à cette question. Dans la première partie du film, Paul est filmé souvent de loin comme pour, déjà, figurer sa disparition. Pourtant, lui, est quelqu'un qui apprécie les détails : on le remarque quand il veille à la bonne confection d'un bateau, ou qu'il s'adresse avec attention à sa fille ou qu'il fait l'amour à sa femme.

On le note encore plus quand il s'aperçoit que quelque chose cloche chez lui, dès le début, avec sa combinaison de plongée qui lui paraît bizarrement plus grande, ou ensuite ses chemises, quand il ne parvient plus à atteindre le pommeau de sa douche. Et évidemment quand il est mesuré par son médecin qui relativise les 4 cm. qu'il a perdus en lui expliquant qu'il se tasse...

Dans le deuxième acte du récit, la transformation devient plus spectaculaire, et convoque des effets sadiquement comiques - Paul assis dans un fauteuil. Son état empire et créé des tensions avec Elise, car sans travail, donc sans salaire, il ne peut plus assumer les charges financières d'une belle maison comme celle dans laquelle ils vivent. On ressent l'humiliation à rapetisser comme ça non seulement physiquement mais aussi matériellement puisqu'il est désormais incapable d'être un homme normal.

La transition vers le dernier acte est certes prévisible mais toujours aussi efficace avec le chat qui le course, auquel il échappe en se glissant sous la porte menant au sous-sol puis, esquivant un coup de patte, quand il tombe dans un carton. Alors nous sommes, comme Paul, saisis d'effroi car il devient inaudible, invisible. Elise le croit mort, peut-être dévoré par le chat (scène reprise quasiment à l'identique dans la récente série The Miniature Wife ).

On sent que Jan Kounen a disposé de gros moyens (le budget du film est quand même de 20 millions d'Euros) car dans ce dernier mouvement, il confronte son héros à des menaces, des dangers superbement mis en scène, avec beaucoup d'ingéniosité technique et des effets spéciaux réellement sidérants. Les échelles, les perspectives, les dimensions, tout ça fournit au cinéaste de quoi s'amuser. Et nous sidérer.

Pourtant, plutôt que d'opter pour un survival classique, convenu, Kounen préfère miser sur la poésie. Certes, il y a une araignée monstrueuse au sous-sol, une lutte acharnée pour ne pas mourir de faim, de soif, l'espoir chevillé au corps de Paul qui ne renonce jamais à être entendu, vu à nouveau. Mais dans la résignation qui gagne se trouve aussi une leçon d'humilité, de dignité.

Au fond, le film forme un cercle : au début, Paul nage et observe le ciel où il voit les nuages tourbillonner étrangement. Et, à la fin de son odyssée, il n'aspire plus qu'à une chose : revoir le ciel, sortir de sa prison souterraine, au péril de sa vie, pour respirer à nouveau l'air du dehors et contempler les étoiles. Petit ou grand, il sait qu'il est minuscule à l'échelle de l'univers, un grain de sable sur un caillou.

Jean Dujardin impressionne dans ce rôle où, vous l'avez deviné, on peut émettre bien des réflexions sur lui-même mais aussi sur nous-mêmes, de façon très immersive et subtile. La retenue du film est peut-être ce qui a désarçonné, déçu le public qui ne s'est pas déplacé, croyant peut-être que Dujardin allait tirer le sujet vers la comédie. Pourtant le même public a acclamé le même acteur dans l'éblouissant et très noir Les Rayons et les Ombres... 

Marie-Josée Croze avait déjà donné la réplique à Dujardin (dans Un Balcon sur la mer, de Nicole Garcia, 2010) et hérite ici d'une partition plus ingrate, mais qu'elle tient avec talent. La jeune Daphné Richard, qui joue la fille de Paul et Elise, est aussi formidable (la scène dans la maison de poupée est magnifique).

Ce n'était peut-être tout simplement pas le moment, mais je parie qu'avec le temps L'Homme qui rétrécit gagnera son statut de film culte - comme l'original. 

samedi 1 août 2026

SUPERMAN ANNUAL 2026 #1 (of 1) (Joshua Williamson / Eddy Barrows, Yasmine Putri)


- The Return of Superman (Joshua Williamson / Eddy Barrows) - Depuis sa victoire contre Darkseid, investi des pouvoirs du Roi Oméga et du Time Trapper, Superman explore le continuum espace-temps pour en réparer les dégâts causés par l'ancien maître d'Apokolips. Son périple l'amène à croiser Hourman qui le met en garde contre une puissant entité qui trafique le temps.


Superman se jette malgré tout dans l'oeil du cyclone et se retrouve à Metropolis au XXXI ème siècle. Là, il fait face à deux survivants de la Légion maudite de Darkseid, Saturn Girl et Lightning Lad, désormais libérés de son emprise mais sous la menace d'Infinite Man qui veut les effacer de l'Histoire...
 

Alors qu'en 2027 DC Comics et ses deux architectes en chef, Scott Snyder et Joshua Williamson, vont proposer un nouvel event cosmique (Absolute Crisis ?), cet Annual 2026 de Superman fait office de transition entre ce qui s'est passé depuis DC K.O. et ce qui s'annonce avec le retour de la Légion des Super Héros dans une nouvelle série mensuelle à partir de Septembre.


L'exercice auquel s'attelle Joshua Williamson est donc ingrat : il faut remettre de l'ordre tout en proposant un récit lisible pour tout le monde. Et comme le scénariste a promis que sa Légion des Super Héros serait reader's friendly (tout en contenant quelques allusions aux anciennes séries de l'équipe), tout commence ici.


Il faut reconnaître à Williamson un talent que n'a pas Snyder : celui d'être toujours soucieux du confort du lecteur. Il refuse de se laisser emporter par ses délires et préfère embarquer son public dans une histoire qui donne envie d'en lire plus, a fortiori juste avant le lancement d'une nouvelle série. Et c'est pour cela que cet Annual est une réussite.

Les voyages dans le temps, y compris jusqu'à la fin des temps, comme ici, sont toujours une gageure. Williamson pioche dans la série Action Comics de Mark Waid où Superboy rencontre Booster Gold, le Limier Martien et Mary Marvel en provenance de son futur et qui l'entraîne dans une odyssée où il aura un rôle décisif à jouer pour se sauver lui-même.

Entre temps, Superman affronte Infinite Man, croise Hourman (version Matthew Tyler), retrouve deux survivants de la Légion maudite anciennement aux ordres de Darkseid, et fait ce qu'il sait le mieux : sauver le monde, l'univers, quitte à se sacrifier. Il y a un vrai souffle dans ces pages, ce qui n'exclut pas quelques moments émouvants (comme quand Superman risque de tout oublier de son passé).

Eddy Barrows est chargé d'illustrer cette partie, soit 25 pages, où, surprise, il s'encre lui-même. Le résultat est évidemment spectaculaire et très concluant (même si, personnellement, je préfère quand même quand Eber Ferreira est là pour l'encrage). Il nous gratifie de doubles pages somptueuses, avec une puissance dans le trait et une générosité dans les détails qui ne peut que combler le fan.

Superman est donc de retour (ce n'est pas un spoiler, c'est dans le titre) et j'ai hâte de lire comment Williamson va exploiter cela.

*

- Legion Found (Joshua Williamson / Yasmine Putri) - Grâce à Superman, la Légion des Super Héros renaît dans une nouvelle version. Mais déjà elle est en danger car Brainiac Un Million s'affaire à en capturer les membres pour leur trouver un nouvel inspirateur...
 

Les dix dernières pages de cet Annual sont donc consacrées à la Légion des Super Héros et à la menace de Brainiac 1, 000, 000, 000. Yasmine Putri nous fait le plaisir, trop rare, de dessiner ces planches, qui servent surtout de teaser pour l'avenir. Car Williamson voit loin : alors qu'il va relancer un mensuel sur cette équipe de super héros, il présente déjà la menace qui plane sur elle.

On n'en a pas fini avec Darkseid mais aussi avec Brainiac et la revenante Pandora, qu'on n'avait plus vue depuis la fin des New 52 quand Geoff Johns avait introduire cette oracle maudite pour tenter d'expliquer (déjà) comment cette nouvelle continuité se justifiait. C'est culotté de la part de Williamson, mais qui d'autre que lui pouvait s'aventurer dans cette direction ?

La suite, donc, en Septembre avec Legion of Super Heroes #1, dont les dessins seront assurés par rien moins que le génial Hayden Sherman (qui n'abandonne pas toutefois Absolute Wonder Woman !) - voir ci-dessous :

vendredi 31 juillet 2026

GALACTIC #2 (of 3) (Curt Pires / Amilcar Pinna)


Après avoir rendu Seriah, sa fille, au chancelier Silva, Jecht Marko et son partenaire Wolf se font payer par Maxir Kesik, le vizir. Mais alors qu'ils vont remonter dans leur vaisseau, les deux chasseurs de primes surprennent Fabian, le fils du chancelier Gondek, sur le point de tuer Seriah. Ils la sauvent et prennent la fuite avec elle.


Leur vaisseau touché, ils atterrissent en catastrophe sur Kasdan V, une planète glacée. Wolf trouve la mort dans le crash et les deux autres se cachent dans une grotte. Pendant ce temps, Gondek persuade ses pairs que Silva préparait un coup d'état galactique et envoie un mercenaire, Cyn Venta, supprimer les fugitifs...


Petit à petit, les choses rentrent dans l'ordre chez l'éditeur DSTLRY. Après avoir publié la fin tant attendue de The City Beneath her Feet (aka La Fille au Blouson Lépoard, par James Tynion IV et Elsa Charretier), voici enfin le deuxième épisode de Galactic - le premier était sorti en Novembre 2025. Mais, restons mesurés : en effet, la date de parution du dernier numéro n'est toujours pas connu (alors que la série est bel et bien complétée).
 

Petit rappel : Galactic raconte l'histoire de Seraih, une princesse délurée, que son père envoie chercher par deux chasseurs de primes, Jecht Marko et Wolf. Ils s'acquittent de leur tâche sans difficulté mais Seriah a fui un mariage arrangé avec Fabian, le fils de Gondek. Ces derniers tuent le père de la jeune femme pour s'emparer de son trône.


Ce deuxième numéro reprend donc là où le récit s'était arrêté. Jecht et Wolf sont payés et sauvent Seriah de Fabian. Ils prennent la fuite. L'occasion pour Gondek de faire croire aux autres chanceliers de la galaxie que Silva allait les trahir et de justifier l'élimination de sa fille... DSTLRY a vendu la série comme la rencontre de Star Wars et Sex Criminals.


Star Wars, c'est évident : Jecht ressemble à Han Solo, son compère Wolf (un chien humanoïde) remplace Chewbacca, Seriah serait une version hot de Leia, Gondek de Palpatine. Sex Criminals est convoqué surtout pour les scènes de sexe, représentées sans fard, mais tout de même moins fréquentes et centrales que la série de Matt Fraction et Chip Zdarsky.

Curt Pires est un scénariste habile, voire roublard : il s'amuse avec les clichés du genre space opera en y ajoutant un peu de piment et pas mal de dérision. Au fond, ce n'est pas plus mal : quitte à imiter des classiques (et en passant, il est toujours nécessaire de rappeler que George Lucas a tout piqué à Valérian et Laureline de Christin et Mézières), autant le faire franchement, mais avec ce qu'il faut de distanciation.

Donc, tout est très balisé dans Galactic, mais tout est aussi plus frais, moins coincé, moins écrasé par la mythologie d'une franchise. On ne peut pas vraiment parler d'un comic book plus adulte parce qu'il y a du sexe, ou alors mieux vaut relire par exemple Les Naufragés du Temps de Forest et Gillon, mais c'est certainement un divertissement généreux et très cool.

Comme d'habitude chez DSTLRY, les épisodes sont fournis au niveau pagination : vous avez plus de 45 pages de BD, éditées dans un fascicule d'un format plus grand que les comics traditionnels, sur un meilleur papier, avec une meilleure impression. Cela donne aux auteurs le temps d'une narration affranchie des canons de l'industrie, même s'il faut payer plus cher (mais franchement, ça les vaut).

En outre, Galactic, comme beaucoup de productions DSTLRY, se distingue par sa qualité visuelle : Amilcar Pinna (qui a depuis enchaîné sur une autre série, Sicko, écrite par Tini Howard pour Ignition Press) est un artiste qui nous gratifie de pages sensationnelles, avec souvent un effet d'anamorphose dans les cadres.

Cela confère à l'ensemble un dynamisme très accrocheur, déformant les perspectives. Mais ce n'est pas constant : quand Pinna découpe une action, il peut soit opter pour un nombre de cases important, qui contribue à dilater la narration, ou alors se laisser aller à des doubles pages somptueuses, avec là encore une alternance de plans larges et serrés, de grandes et petites vignettes, pour un résultat très rythmé.

Galactic est vraiment une mini série très plaisante. Mais il faut impérativement que son éditeur communique mieux à son sujet, surtout après un aussi long hiatus.

HIS & HERS (Dee Johnson, 2026)


L'inspecteur Jack Harper est chargé d'élucider le meurtre brutal de Rachel Hopkins. Sur le lieu du crime où se pressent déjà tous les médias, il a la surprise de voir sa femme, la journaliste Anna Andrews, dont il était sans nouvelles depuis un an et la mort de leur bébé. Bien qu'elle lui promette de ne pas interférer dans les investigations de la police, elle communique le nom de la victime sur la chaîne de télé locale lors d'un duplex afin de regagner les faveurs du directeur, ce qui agace la présentatrice vedette du JT, Lexy Jones.


Jack et sa partenaire Priya Patel interrogent le mari de Rachel, Clyde Duffie, qui leur avoue être au courant des infidélités de sa femme avec laquelle il avait convenu qu'elle ne couche avec aucun homme du coin. Il ignore comme tout le monde que le soir du meurtre elle était avec Jack et que celui-ci a récupéré le téléphone de Rachel pour tenter de le déverrouiller. Ceci fait, il découvre que Duffie était en relation avec Helen Wang, une amie du lycée de Rachel mais aussi d'Anna et de sa propre soeur, Zoe.
  

Lorsque Anna découvre le corps de Helen dans le lycée dont elle était devenue la directrice, l'affaire se complique : Jack doit couvrir ses traces, celle de sa femme, dissimuler tout cela à Patel, et découvrir l'identité du tueur...


Mise en ligne en Janvier dernier, His & Hers a été un énorme carton sur Netflix (dans le top 10 des séries anglo-saxonnes les plus vues de la plateforme), mais, moi, j'étais complètement passé à côté (à ma décharge, je ne me suis remis aux séries en streaming que récemment). Mais je dois dire que j'ai pris beaucoup de plaisir à suivre ces six épisodes formant un récit complet.


D'abord, très basiquement, j'ai apprécié le format : 6 épisodes, c'est parfait, rien ne dépasse, rien n'est en trop, ça file à toute allure - j'aimerai vraiment que les showrunners qui se croient obligés de produire des saisons de 8 ou 10 épisodes en prennent de la graine. Je sais qu'il y a encore vingt ans, on appréciait des saisons à 20 (ou +) épisodes, mais je me demande comment on faisait.


Ensuite, chacun de ces six épisodes dure 40'. Là aussi, impeccable, pas de rab, pas de gras. Comme disait Billy Wilder, n'ennuyez jamais le spectateur. C'est parfois dense, mais toujours lisible, clair, limpide, efficace. Le dernier épisode voit même un retournement de situation inutilement compliqué passer comme une lettre à la poste et vous laisser pantois.


Enfin, His & Hers ne se prend pas pour ce qu'elle n'est pas : c'est un thriller, classique, mais terriblement addictif, quelquefois capillotracté, mais impossible à laisser en plan. Vous savez dès la fin du premier épisode que vous allez binge watcher ça et que vous allez adorer (ou complètement détester, mais je vous défie d'abandonner avant de savoir le fin mot de l'intrigue).

Le canevas de l'intrigue, justement, est simple : une femme meurt violemment (40 coups de couteau). Elle était infidèle et dans sa jeunesse, une vraie garce, à la tête d'une bande de pestes qu'elle menait par le bout du nez, passant leurs nerfs sur une élève en surpoids et en intégrant une autre, de condition plus modeste et dont la mère officiait comme femme de ménage au lycée et chez les bourgeois du coin.

L'action se situe dans un patelin près d'Atlanta, une bourgade où il ne se passe jamais rien - ou alors qu'on tait, qu'on enterre. Un décor à la David Lynch, plein de sales secrets derrière les belles façades. Le sous-texte, discret, de la série évoque les différences sociales, raciales aussi, la mesquinerie de lycéennes devenues femmes et ennemies.

Le retour d'Anna Andrews est presque plus déclencheur que la mort de Rachel Hopkins. Anna a vécu un drame insurmontable (la mort subite de son bébé) et a fui. Son mari, l'inspecteur Jack Harper, l'a cherchée, en vain, et s'est occupé à la fois de sa belle-mère, Alice, qui perd la tête, et de sa propre famille (Zoe sa soeur alcoolique, mère de la petite Meg - une fille de substitution pour Jack).

Quand les époux se retrouvent, la tension est palpable. Anna resurgit pour couvrir le meurtre de Rachel et, malgré ses promesses de ne pas causer de vagues, parasite l'enquête de Jack. Comme celui-ci a été l'amant de Rachel, il a fort à faire pour ne pas être découvert et considéré comme suspect, mais aussi pour protéger Zoe, proche de la victime dans leur jeunesse.

Anna a vu Rachel et Jack ensemble, en train de s'envoyer en l'air la nuit du meurtre. Mais le scénario est redoutable car elle devient aussi suspecte que lui aux yeux du spectateur - d'ailleurs, jusqu'au bout, on ne sait jamais où elle est quand se produit un autre meurtre (comme Jack d'ailleurs). Le showrunner Dee Johnson joue avec nos nerfs à partir du roman fidèlement adapté de Alice Feeney.  

Bien entendu, comme souvent avec les productions Netflix, là où ça pèche, c'est au niveau esthétique. La série revendique pas mal de références (Gone Girl de David Fincher par exemple), mais la réalisation en est très loin. Il y a cet aspect uniformisé des produits de la plateforme, conçus pour plaire au plus grand nombre - et ça marche. Même si on aimerait un peu plus de personnalité visuelle.

Ce que His & Hers perd en qualité graphique, elle le compense, comme souvent, par son casting. Et réunir à l'écran Jon Bernthal et Tessa Thompson est vraiment une riche idée. Le Punisher et la Valkyrie du MCU sont d'excellents acteurs au-delà de leur appartenance à l'univers Marvel, et il y a une véritable alchimie entre eux, une électricité jubilatoire mais qui procure aussi des moments plus émouvants (même si peu creusés).

On notera aussi l'épatante prestation de Rebecca Rittenhouse, plus vraie que nature en présentatrice de JT jalouse, ou Chris Bauer, toujours parfait dans un rôle de crevard (ceux qui se souviennent de The Deuce sauront de quoi je parle).

Bref, ce n'est pas absolument révolutionnaire, mais bon sang, que c'est bien fichu !

jeudi 30 juillet 2026

DOOMQUEST #3 (of 10) (Ryan North / Francesco Mobili)


Juillet 1775. Le Dr. Fatalis a investi le corps de George Washington lors du siège de Boston pris par les anglais. Il décide une nouvelle fois de modifier radicalement le cours des événements pour en faire profiter la Latvérie...


C'est délicat d'en dire plus sans déflorer ce qui fait le sel de cet épisode - et de la série. Ryan North, on l'a compris, fait remonter le temps à l'esprit de Fatalis qui investit le corps d'anonymes ou de personnalités célèbres (comme ici George Washington) pour modifier profondément le cours de l'histoire au bénéfice de la Latvérie.
 

Le dispositif est très drôle et North ne recule devant aucune énormité pour animer cette aventure. C'est brillamment écrit, avec beaucoup... Hé bien... D'esprit, d''humour, de malice. Suivre Fatalis et le voir bouleverser des moments aussi marquants que le naufrage du Titanic ou la révolution américaine est savoureux car toute la mégalomanie du personnage s'exprime sans aucune retenue.


Mais on peut aussi se poser des questions sur un tel projet : d'abord, est-ce canonique ? Y aura-t-il à la fin des conséquences réelles ? Ou bien tout cela n'aboutira qu'à une succession de péripéties rocambolesques sans aucune répercussion ? On ne parle pas ici de petit effet papillon mais bien du nouveau visage du monde.


Si vous me demandez mon avis, je pense que Fatalis ne remonte pas le temps dans notre espace-temps, mais dans une continuité parallèle, ce qui collerait avec l'obsession du multivers chez Marvel (aussi bien dans les comics qu'au cinéma ou dans leurs séries en streaming). Je ne peux imaginer que tout cela se conclut autrement que par Fatalis réalisant que tous ses efforts auront été, comme d'habitude, vains ou réduits à néant.

Et puis l'autre souci du projet de North, c'est la répétition du procédé. Maintenant que Fatalis a compris comment échapper à l'époque où il atterrit, à quoi s'attendre dans les prochains épisodes ? Et surtout est-ce que ce sera toujours aussi fun et intéressant pendant toute cette mini série qui compte quand même dix numéros (sept à paraître).

Tout cela paraît un peu artificiel, une sorte de What if... ? géant. Alors que si Marvel n'avait pas déjà sur le feu Armageddon et ses promesses de changement du statu quo, Doomquest aurait été une manière habile et puissante de remanier de fond en comble ce même statu quo. C'est même, disons-le franchement, plus efficace que One World Under Doom - et moins grandiloquent que Secret Wars (version 2015).

Donc je m'interroge sur la pertinence et même le sens d'une telle mini série. Je ne doute pas que North a assez d'imagination pour produire dix épisodes surprenants. En revanche, j'ai du mal à considérer que quoi que ce soit change véritablement au bout de cette aventure. Comme Marvel ne nourrit pas de collection semblable à Elseworlds ou Black Label, Doomquest risque d'être inoffensif.

Néanmoins, la série bénéficie de dessins splendides et Francesco Mobili accomplit un travail tout à fait impressionnant ici. Non seulement il doit s'acquitter d'un nombre important de scènes exigeantes, avec de la figuration, de la reconstitution, mais en plus il doit veiller à représenter George Washington de manière ressemblante.

Aux couleurs, Frank d'Armata le soutient superbement et respecte son trait comme il doit l'être. Il y a assez sur le plan graphique pour contenter n'importe qui, et surtout les amoureux de dessin réaliste classique. Et si vraiment, comme je l'espère, Mobili rend tous ses épisodes, sans que Marvel ne fasse appel à un fill-in si ce n'est pas le cas, ça fera un très beau recueil, à même de faire découvrir cet artiste à un public plus vaste que The Tin Can Society (pour lequel aucun éditeur vf ne s'est encore placé !).

Bref, Doomquest, c'est cool, très beau, amusant. Mais déjà susceptible de ne pas être aussi percutant que promis.

mercredi 29 juillet 2026

QUEEN IN BLACK #1 (of 5) (Al Ewing / Iban Coello, Zé Carlos)


Knull est devenu une créature qui contrôle la lumière mais il est resté ce méchant qui veut dominer l'univers. Hela, la déesse asgardienne de la mort, a hérité des pouvoirs initiaux du roi sombre et vise la conquête de la Terre avec son armée de symbiotes possédant divers races aliens. Captain Alliance briefe les héros qui se mettent en ordre de marche...


Queen In Black sera donc l'adieu du scénariste Al Ewing à l'univers des symbiotes puisqu'au terme de cet event, il cessera également d'écrire la série Venom (dont il tenait les commandes depuis 2021). Le rythme de parution sera rapide puisque les épisodes sortiront tous les quinze jours. On peut déplorer que Marvel ait choisi de le publier en même temps que Armageddon, mais c'est ainsi.


Toutefois, même si c'est Al Ewing, force est de constater qu'on conserve strictement les mêmes recettes ici. Ce premier (et volumineux - 50 pages !) épisode expose donc les menaces - Knull et Hela - , montre la réunion des super héros qui se prépare à une nouvelle crise, et s'achève sur un cliffhanger spectaculaire. Rien de bien folichon donc.


Ewing, qui avait dû partager l'écriture de Empyre avec Dan Slott, pour un résultat très moyen (et je reste poli), ne semble pas avoir eu les coudées plus franches au moment de signer un event tout seul. Comme les films du MCU qui sont supervisés par Kevin Feige, on sent que le staff éditorial de Marvel comics regardait par-dessus l'épaule de l'auteur pour s'assurer qu'il ne franchisse pas certaines limites.


Alors, parce que c'est Ewing, on ne s'ennuie pas et on a même droit à quelque traits d'humour rafraîchissants, en particulier dans l'interaction de certains personnages (ici Iron Man qui doit digérer le fait que Mary Jane Watson soit devenue le nouvel hôte de Venom par exemple). On apprécie le fait qu'un projet aussi balisé s'autorise un peu de légèreté.

D'ailleurs, c'est ce qui sauve Queen in Black de la médiocrité : Ewing n'a pas voulu se prendre trop au sérieux. Il sacrifie aux clichés du genre avec des dommages collatéraux importants (la pyramide de Gizeh est détruite !... Mais Scarlet Witch promet de la reconstruire une fois le conflit terminé...), mais il fonce pied au plancher dans une intrigue volontairement superficielle.

Ici, on n'a pas seulement droit donc à la Queen in Black du titre mais aussi au King in Bright (Knull) et ce dispositif laisse espérer que Ewing a imaginé un blockbuster où des super héros se battent contre des super méchants mais aussi que les deux super méchants principaux s'affrontent pour le gain de la Terre. C'est totalement absurde, je vous le confirme, mais c'est rigolo.

Côté dessin, alors qu'on nous promettait chez Marvel que Iban Coello serait le seul artiste sur ce projet, voilà-t'y pas qu'il a été incapable de produire toutes les pages et a dû être soutenu par Zé Carlos. Encore un event merveilleusement bien édité puisque Armageddon a le même souci (le duo Alpizar & Diaz est remplacé au #3 par un fill-in).

Dans leur frénésie à sortir des events à tout bout de champ, Marvel reste infichu de les préparer avec assez d'avance pour les confier à des artistes qui peuvent réaliser sans suppléant ce qu'on exige d'eux. C'est tout de même assez misérable. DC K.O. avait aussi deux artistes (Javi Fernandez et Xermanico, mais avec des tâches spécifiques), alors que là Coello tire la langue et doit passer le relais à Carlos.

C'est d'autant plus déplorable que Coello est habitué à cela (déjà pour Imperial, il se partageait le boulot avec Federico Vicentini), donc pourquoi encore lui confier un event ? Je pose la question sans méchanceté : Coello a du talent, un trait très énergique, qui colle bien à ce genre d'histoire. Mais c'est agaçant. Et puis Zé Carlos, bon, c'est quand même très moyen.

Heureusement que tout ça va vite passer parce que sinon j'aurai regretté mon investissement. Croisons quand même les doigts pour que Ewing nous surprenne un peu pour la suite....