Black Mask a été recruté par Katarina Belov pour faire souffrir Catwoman et il s'y emploie avec un jeu macabre. Pendant ce temps, Holly Robinson découvre la femme qui se fait passer pour Maggie. Et la vraie Maggie décide d'affronter Black Mask pour ne plus avoir peur de lui...
Si je ne regrette pas d'avoir lu cet arc, en revanche j'aurai volontiers prolongé l'aventure si seulement DC avait maintenu au poste de dessinateur l'excellent Davide Gianfelice. Mais l'artiste italien signe là son ultime épisode qui est aussi la conclusion de cet arc où les soeurs Kyle ont eu une nouvelle fois affaire à l'horrible Black Mask.
Quand on a un tel méchant à sa disposition, il convient de bien finir l'histoire qu'il a contribué à animer et Torunn Gronbekk a imaginé un dénouement à la hauteur tout en bouclant les diverses arches narratives de tous les personnages engagés. On a droit à un nouveau chapitre mené tambour battant, où Catwoman et ses alliés vont jusqu'au bout avoir du mal à s'en sortir.
D'ailleurs Gronbekk négocie bien cet exercice en veillant à ne pas offrir une happy end parfaite - et pour cause sa série va être impactée par le crossover Bad Seeds dès le mois prochain et dont Poison Ivy est la protagoniste. Mais, tout de même, la scénariste veille à ce qu'un des adversaires de Catwoman ait son compte réglé pour de bon.
L'autre bon point, c'est que Gronbekk donne à Maggie Kyle un rôle comme elle en a rarement eu : cette fois, elle refuse de fuir pour se protéger ou suivre les ordres de Selina ou Slam Bradley et elle fait face crânement à Black Mask dans une scène remarquable. D'habitude la pauvre Maggie est cantonnée à son fauteuil roulant et ses traumas psychologiques et physiques...
D'une manière générale, cette conclusion montre que tout le casting est bien servi, personne n'est négligé et participe à la résolution de l'intrigue. Avant cela, le plan de Black Mask pour éprouver Catwoman réserve quelques scènes inspirées, où son sadisme est magistralement mis en scène. Quand il est écrit de la sorte, Roman Sionis n'a rien à envier au Joker et autres psychopathes de Gotham.
Davide Gianfelice aura fait un bien fou à une série qui a décidément bien du mal à garder un artiste longtemps. Pourquoi donc DC, qui est si fort sur ce plan, n'arrive-t-il pas à donner à Catwoman un dessinateur régulier et de talent ? C'est ce qui empêche ce titre d'avoir de meilleures ventes, alors que son héroïne est dans l'orbite de Batman depuis si longtemps.
L'italien découpe les scènes avec une telle vivacité, un tel punch que c'est irrésistible. La tension qui irrigue chaque page est palpable et prouve que Catwoman et Black Mask sont deux antagonistes aussi forts que Batman et le Joker. De plus le supporting cast est ici parfaitement animé par le trait nerveux de Gianfelice, qu'il s'agisse de Maggie, Slam ou Holly et même Carmine Falcone.
Oui, je serai bien resté plus longtemps, mais je préfère en rester là sachant que le successeur de Gianfelice ne me procurera pas la même satisfaction. Dommage pour Torunn Gronbekk et dommage pour Catwoman.













































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