lundi 28 septembre 2026

X-MEN : AGE OF REVELATION - FINALE (Jed MacKay / Ryan Stegman, Netho Diaz)


Apocalypse, Charles Xavier et une armée d'arakki, d'un côté. Les X-Men, de l'autre. Et au milieu, Révélation, dont le plan final et véritable est dévoilé. Le futur peut-il encore être sauvé sans avoir modifié le passé des mutants ? Et si oui, à quel prix ?
 

Si j'ai tenu à livrer l'intégralité des critiques de Age of Revelation en une journée, c'est d'abord pour montrer à quel point le rythme même de cette histoire est élevé. Tout comme son enjeu. C'est assez sportif à rédiger et j'espère que la lecture n'aura pas été indigeste, mais, en vérité, tout est là : avec un épisode zéro, une ouverture, 3 n° de Amazing X-Men et ce final, c'est l'essentiel.


Panini Comics a choisi, bien sûr, de tout publier, en 7 revues, et c'est tout à fait louable, même si, au final, le lecteur aura à débourser une coquette somme pour pouvoir tout lire (comptez 16 Euros la revue softcover). Personnellement, j'ai pu apprécier quelques mini en format numérique (je recommande notamment Omega Kids et Rogue Storm), mais on peut s'en passer sans problème.


Je ne vais pas déflorer le dénouement de la saga, même si, donc, tout est désormais disponible en vf. Est-ce que la fin est à la hauteur ? je dirai que oui, et si vous me lisez régulièrement, vous savez que je ne suis pas un client facile en ce qui concerne les events et autres crossovers. Jed MacKay, qui n'avait pas particulièrement fait d'étincelles avec Blood Hunt, est ici plus convaincant et inspiré.

Je crois que cela est dû au fait qu'il a développé ce projet assez librement, on ne sent pas l'intervention d'un editor pour lui dicter la trajectoire de l'histoire, et chez Marvel, c'est assez rare pour être signalé. C'est sans doute aussi parce que ce type de saga dystopique autorise plus de liberté, l'auteur et l'éditeur peuvent ensuite choisir de tout ignorer, ou, au contraire, de profiter de la série-mère (X-Men) pour la rediriger.

Ce qui est certain, c'est que MacKay, même s'il n'est pas un world-builder comme Hickman, a quand même de la suite dans les idées et très clairement un plan d'ensemble pour les mutants. Il n'est pas le superviseur de la franchise comme le fut Hickman jusqu'à Reign of X, mais au moins pilote-t-il le vaisseau amiral X-Men avec une direction affirmée.

C'est le bon côté des choses par rapport à Krakoa où tous les auteurs devaient quand même être alignés - et on a vu la zizanie que ça a été quand, justement, Hickman a préféré partir, mécontent du fait que Marvel voulait prolonger l'aventure que lui avait conçu en trois actes. 

MacKay n'a à répondre qu'à lui-même et Tom Brevoort, sans avoir à tenir compte ce que raconte Gail Simone (ou d'autres scénaristes attachés à des titres X). Et comme les ventes sont bonnes, il jouit d'une liberté de mouvement appréciable grâce à laquelle il écrit X-Men en pouvant ponctuer sa série avec des events et des crossovers (le prochain, actuellement en cours de parution en vo, est DNX et implique les FF).

Pour en revenir à Age of Revelation, le seul bémol que j'émettrai concernant la fin est que, comme à chaque fois qu'il est question de voyages temporels et d'échange d'esprits, l'auteur a du mal à ne pas ajouter un petit twist que je juge superflu - même si je demande à voir comment il va l'exploiter dans les prochains épisodes de X-Men.

Visuellement, Ryan Stegman doit être aidé de l'increvable Netho Diaz pour terminer sa prestation. Le résultat est cependant toujours aussi tonique et réserve de très bons moments, spectaculaires et tendues, avec cette propension à l'énormité qui rend tout ça à la fois savoureux et bourrin. Mais au moins on ne s'ennuie pas et on est à fond dans le mélodrame et l'action.

Le prochain volume, le quatrième, de X-Men examinera les conséquences de cette saga et accueillera Tony Daniel au dessin, une autre raison de se réjouir à l'avance.

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