La Terre est entièrement "venomisée" suite à la tentative ratée de Mr. Fantastic de transférer Venom dans le corps de Dylan Brock pour détruire l'esprit de ruche des symbiotes aux ordres de Hela. La déesse asgardienne est tuée par Knull en duel et celui-ci fait donc face à notre planète et l'infiltre. Va-t-il prendre l'avantage, comme il l'espère ? Ou être dépassé par cette adversaire hors normes ? Et quid de VenoMJ ?
J'ai décidé de vous livrer une critique "deux en un" pour la fin du run de Al Ewing sur Venom et la conclusion de l'event Queen In Black. Si je me fie au conseil de l'ordre de lecture de plusieurs sites spécialisés, il faudrait donc lire Queen in Black #5 avant à Venom #262. Mais, en vérité, les deux épisodes sont organiquement liés et les illustrations de cette critique vont et viennent d'un titre à l'autre.
De manière assez habile, Al Ewing met en parallèle l'aspect grandiloquent du final de l'event avec le côté plus intimiste de la fin de Venom. D'un côté, Knull (qui se montre enfin, mais qui a été plus présent dans les tie-in) fait face à la Terre recouverte par le symbiote suite à la tentative ratée de Reed Richards de transférer Venom de Mary Jane Watson à Dylan Brock.
Le spectacle de notre planète devenant une sorte de Mogo (un Green Lantern de la taille d'un globe céleste) noir est tellement ridicule visuellement qu'on ne peut qu'en ricaner. Mais c'est souvent dans ces moments un peu wtf que Queen in Black a été le plus plaisant, donc ça colle. Et puis Ewing exploite cette image de manière plutôt inventive.
Car si toute la planète est devenue l'hôte du symbiote, ça veut dire que tous ses habitants sont désormais aussi les hôtes de Venom. Pour Knull, c'est une faiblesse car les humains, juge-t-il, sont incapables de s'unir face à la menace qu'il incarne. Pour Mary Jane Watson, en revanche, c'est un atout car, même désunis, les humains ont peur de la même chose alors et cela les fait réagir bruyamment.
Or, Knull, comme ancien King in Black et comme tout symbiote, craint le bruit et le feu. Alors imaginez ce qu'il endure en entendant les cris d'effroi de huit milliards de terriens. Et par un effet boule de neige, Venom n'y résiste pas non plus. Donc la Terre se débarrasse de Knull et de Venom d'une pierre deux coups ! (Oui, je spoile, mais c'est pour la bonne cause.)
Et puis dans les pages de Venom, Ewing examine ce que la séparation entre le symbiote et Mary Jane implique. D'abord, elle savoure le fait d'être encore en vie puisque, jusque-là, elle survivait grâce au lien avec Venom. Mais l'expérience ratée de Reed Richards a eu au moins un effet bénéfique : la vie de MJ ne dépend plus du symbiote, elle a complètement récupéré.
C'est un peu facile, mais Ewing n'avait pas le choix : il devait rendre MJ à la vie civile et Venom à un nouvel hôte (car, évidemment, la bestiole n'est pas morte). C'est la règle : quand on scénariste quitte le titre, il est remplacé et doit rendre la série dans l'état où il l'a trouvée pour que son successeur ne soit pas obligé de commencer son run par des explications sur la fin du précédent.
A ce titre, le plus énorme reste de lire comment, parmi huit milliards de prétendants, Venom choisit son nouvel hôte. Mais bon, c'était attendu et on n'est plus à une énormité près. Charles Soule pourra débuter dès le mois prochain son relaunch sans avoir à exposer la situation ni justifier l'identité du nouvel hôte de Venom.
Ewing souligne aussi que Venom va manquer à MJ, elle s'y était habituée et ce dernier épisode permet, avec assez d'ambivalence, de revenir sur la responsabilité de MJ dans la mort de Torment (le vilain du crossover Death Spiral). Dans ces scènes-là, le scénariste fait preuve d'une vraie finesse et achève son run avec goût.
Iban Coello et Paco Medina se partagent encore les pages de Queen in Black, sans démériter, sans briller non plus. Carlos Gomez est infiniment plus appliqué sur Venom (avec qui il renouera pour la mini-série en cinq parties Venom : P.O.V. à partir de Décembre, sur un scénario de Ryan Stegman), mais j'espère qu'ensuite Marvel saura le placer sur une série différente et assez exposée comme son talent le mérite.
Voilà, c'est fini. Une fin assez moyenne à cause d'un event mal fichu, publié en même temps qu'un autre (Armageddon). Pour Venom, en revanche, le bilan est plus flatteur et il faut souhaiter que Mary Jane Watson soit dans les petits papiers de Marvel si on veut continuer à la voir.








Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire