Tony Stark confie à Rhodey ses élèves et se rend au siège de Stark Industries pour une réunion avec Pepper Potts puis un dîner avec Luna Lucia qui lui présente son fils, Hugo. C'est alors que surgit Whiplash...
Avec ce huitième épisode débute donc le deuxième arc narratif de la série Iron Man relancée par Joshua Williamson. Si le scénariste, très inspiré sur Superman, n'avait pas fait d'étincelles sur ses cinq premiers numéros, il est désormais évident qu'il est aux commandes du titre pour un moment (au moins jusqu'au n° Legacy 700 en Avril 2026) et qu'il a un plan sur le long terme.
A la fin du premier arc, Tony Stark a vu un jeune savant qu'il avait récompensé mourir lors de son combat contre Madame Masque et le Fixer. Ce qu'il ignore, c'est que Adam Ware, ce scientifique, n'est pas mort mais qu'il est devenu une sorte de cyborg désireux de se venger et l'allié de Madame Masque qui, elle, veut prendre le contrôle de l'A.I.M..
Ce rappel des faits est essentiel à l'heure d'entamer une nouvelle histoire puisque, pour accomplir son plan de conquête, Madame Masque et Ware doivent occuper Iron Man afin qu'il cesse de les contrarier. C'est ainsi qu'entre en scène Whiplash alias Anton Venko qui doit jouer le rôle de leurre vis-à-vis d'Iron Man. A moins qu'il ait accepté le contrat pour satisfaire un désir de vengeance plus radical...
Williamson ne s'arrête pas en si bon chemin puisque, dans cet épisode, on revoit Citizen V et le scénariste entretient le mystère depuis le début sur l'identité de celui qui se cache derrière le masque de ce personnage. Toutefois, lors d'un bref échange entre V et Pepper Potts, on apprend que celle-ci ne tient pas à ce que Tony Stark la voit en sa compagnie...
Cela signifie non seulement que Pepper sait qui est V mais qu'ils se connaissent étroitement et ont des objectifs communs. Lesquels ? Cela reste à définir, mais voilà une pièce dans la machine qui donne envie d'en savoir plus. Le procédé est simple mais efficace. Tout comme le cliffhanger de l'épisode qui voit Whiplash accompagné d'un complice...
Après le Fantôme dans l'épisode 6, Madame Masque depuis le début de la relance de la série, Williamson semble parti pour utiliser des ennemis classiques d'Iron Man en ménageant des twists accrocheurs. Et j'avoue que ça me fait plaisir car on a affaire à de vrais méchants, qui ne s'excusent pas d'en être, et qui sont familiers tout en étant surprenants.
Carmen Carnero fait elle aussi son grand retour sur la série et c'est assez important pour que ce soit indiqué sur la couverture ! Ce n'est pas si fréquent qu'un éditeur (que ce soit Marvel ou DC) mette autant en avant un artiste, d'autant plus que Carnero, sans lui faire offense, ce n'est tout de même pas Dan Mora ou Pepe Larraz. Mais visiblement on compte sur elle pour fidéliser le lecteur.
Ce n'est que justice car, après avoir dû faire un break suite à une blessure à la main, elle revient en pleine possession de ses moyens, avec cet épisode bourré d'action, où son sens du découpage fait merveille. Pour que mon bonheur soit complet, il faudrait juste qu'elle améliore le design de l'armure d'Iron Man que je trouve un peu faiblard.
Bien entendu, le fidèle Nolan Woodard est là aux couleurs et accompagne toujours aussi parfaitement le trait de Carnero, mais aussi le look général de la série, lumineux, voire solaire. Et ça aussi, ça fait du bien.
Bref, c'est bien (re)parti !





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