Face à un monstre gigantesque sorti de la mer, le Punisher et Black Cat seront-ils de taille ? Et ensuite est-ce que tout sera pardonné entre eux ? Et au fait comment va vraiment le chien de Frank Castle percuté par la voiture de Felicia Hardy ?
Ici prend fin ce délicieux arc qui a vu Black Cat croiser la route du Punisher et, mon dieu, que cette série est plaisante ! En prime Marvel vient de confirmer que, cette fois c'est sûr, le titre devenait une série illimitée - ils auront mis le temps, mais ça, c'est vraiment une excellente nouvelle, comme la confirmation qu'il y a un public suffisant pour suivre les aventures de Felicia Hardy.
Alors, je le sais déjà, il y aura des grincheux qui diront : "mais, heu, c'est pas du vrai comics de super héros !", "mouais, c'est rigolo, mais ça casse pas des briques !", "ils ont ruiné Black Cat !"... Soupir... Que ceux-là aillent se faire voir ! Vous savez quoi ? Je n'en peux plus de ces fans qui râlent tout le temps : si ça ne vous plait pas, ne lisez plus !
Les comics de super héros sont majoritairement sérieux, et pour cause, la fin du monde est pratiquement au programme chaque mois. Et c'est bien (enfin... Tant que ça reste une fiction !), c'est une sorte de tradition, c'est le folklore. J'aime ça aussi. Mais, c'est bien aussi de pouvoir lire une BD cool, relaxante, où tout ne risque pas de disparaître tous les 30 jours.
Black Cat, c'est ça, c'est ce petit plaisir-là, et qui permet justement au reste de la production de justifier son existence, la récurrence de ses gimmicks dramatiques. Dans ce treizième épisode (mais non, je ne suis pas superstitieux. Être superstitieux, ça porte malheur !), encore une fois, ce qui compte, ce n'est pas la baston, les bons, les méchants, c'est le fun.
Le Punisher et Black Cat se chamaillent depuis trois mois et le malencontreux accident qui a failli coûter la vie au chien errant qu'a adopté Frank Castle quand Felicia Hardy, en cavale, l'a percuté en voiture. Et les voilà aux prises avec un énorme monstre marin. Vont-ils s'en sortir ? Et d'ailleurs d'où sort ce monstre ?
Si vous avez lu l'arc précédent, avec VenoMJ dans la zone négative, vous comprendrez mieux. Mais, comme je le disais, l'essentiel ici est ailleurs. Après avoir sauvé le Punisher de la noyade, le voilà tout attendri par Black Cat, un ange passe. Y aurait-il anguille sous roche ? Je ne vous spoile pas, mais la morale de l'histoire en quelque sorte, c'est qu'à défaut d'être amis quand on est une voleuse et un tueur de gangsters, on peut se reconnaître des accointances.
G. Willow Wilson est très forte pour créer des liens, des connections inattendues entre son héroïne et les gens qu'elle croise, mais celle-ci est particulièrement malicieuse et savoureuse. C'est tout le charme de cette série, légère certes, mais pas superficielle, qui ne se prend jamais au sérieux tout en étant faite sérieusement.
Andrés Genolet est excellent lui aussi pour illustrer ce genre de récit : son trait vif, l'expressivité de ses personnages, la simplicité de son découpage sont au service du script et j'espère plus que jamais qu'il va devenir l'artiste régulier de la série, étant entendu que Gleb Melnikov va la quitter prochainement (pour s'occuper d'Iron Man en alternance avec Carmen Carnero).
Il faudrait un malencontreux et durable dérapage pour que j'écrive du mal de Black Cat. Et ce n'est pas près d'arriver ! Le mois prochain, Felicia Hardy est embarquée dans Queen in Black...





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