vendredi 3 avril 2026

CATWOMAN #85 (Torunn Gronbekk / Davide Gianfelice)


Absente depuis des mois de Gotham, Selina Kyle y revient. Sa présence est vite remarquée et notifiée à Roman Sionis/Black Mask qui la fait suivre. Holly Robinson demande l'aide de Catwoman pour de l'argent et Carmine Falcone la sollicite pour casse audacieux au commissariat central...


Ce numéro était caché depuis depuis deux semaines sous ma pile à lire et je l'ai donc lu pour vous en faire la critique. A vrai dire, j'ai acheté cet épisode qui démarre un nouvel arc avec l'espoir que, cette fois, ce serait la bonne. Car depuis qu'elle écrit Catwoman, la scénariste Torunn Gronbekk a joué de malchance tout en gagnant sa place chèrement.


Elle en a effet pris le titre en main en Octobre 2024 au #69 et elle était très bien accompagnée par la dessinatrice italienne Fabiana Mascolo. Mais patatras ! après deux épisodes, cette dernière a quitté la série sans explications. Lui ont succédée Marianna Ignazzi, Patricio Delpeche, Danilo Beyruth sans me convaincre de replonger.


Mais cette fois, on dirait que DC a trouvé (enfin !) un dessinateur à la hauteur, régulier et plus solide que ses prédécesseurs, le revenant Davide Gianfelice. Lui aussi est italien et son style émule celui des grands comme Gigi Cavenago, ce qui n'est pas pour me déplaire. Surtout il a l'expérience qui manquait aux autres et cela se sent dans ses planches.


Torunn Gronbekk se lance dans une intrigue qui est vraiment un excellent point d'entrée : après avoir éloigné Catwoman de Gotham, elle la rend à la cité et la replonge tête la première dans un vol audacieux et spectaculaire tandis qu'en coulisses Black Mask et une mystérieuse femme, hors champ, conspirent ensemble pour l'attaquer en visant ses proches.

On peut donc vraiment y aller sans avoir rien lu de ce qui a précédé. Rien ne dit que ce sera génial car Gronbekk est une scénariste qui n'a jamais vraiment brillé mais qui a aussi dû composer avec des missions périlleuses (comme remplacer au pied levé Donny Cates sur toute la fin de son run sur Thor). Toutefois, elle écrit Catwoman depuis plus de 20 n° maintenant et DC lui fait confiance.

Par ailleurs elle ne se sert pas de la série ni de son héroïne pour faire passer un message féministe, préférant se concentrer sur Selina Kyle, la femme fatale, la voleuse, l'amie loyale. Le fait que Black Mask soit lui aussi remis au premier plan ne peut que ravir le nostalgique de la période Brubaker quand il écrivit une saga restée dans toutes les mémoires au début des années 2000.

Gianfelice illustre ça avec beaucoup de tonus, ses planches ont cette énergie que les italiens maîtrisent souvent mieux que quiconque, transformant le script en un page turner redoutable, d'un trait souple. Sa Catwoman est peut-être un peu trop pulpeuse, mais laissons-lui le temps de se faire la main et surtout espérons qu'il est là pour un bon moment car il la représente impeccablement.

Et puis, en cas de réussite, cela fera la paire avec Black Cat chez Marvel, qui semble finalement ne pas être annulée...

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