GREEN LANTERN, VOL. 5 : FRACTURED SPECTRUM
(Green Lantern #19-24)
Hal Jordan rentre sur Terre et découvre que Carol Ferris/ Star Sapphire a intégré les rangs de la Justice League. Il lui apprend que Nathan Broome est devenu Sorrow et a volé le Livre d'Oa. Cependant Kyle Rayner recrute la voleuse Odyssey et Superboy (Kon-El) et ils partent avec Hal pour le Mur Source. En route John Stewart avertit Hal d'une mission que lui confient les Gardiens d'Oa. Sorrow s'allie à Starbreaker.
Au Mur Source, Kyle, Odyssey et Superboy dérobent une orbe que viennent ensuite leur voler Starbreaker et Sorrow. Hal avise la Justice League de la situation puis part prêter main forte à Star Sapphire sur une arrestation où interviennent aussi Bones et Hector Hammond. Avec l'aide de Dove, Hal et Carol enquêtent sur Hammond qui manigance pour récupérer la totalité de ses pouvoirs.
Je ne vous cacherai pas que c'est un peu délicat de replonger dans l'univers foisonnant de Green Lantern après trois mois loin de la série. J'avais écrit sur les quatre premiers tomes de la série en Janvier dernier puis j'ai complètement oublié d'acheter ce cinquième volume quand il est paru en Février. Il a donc fallu que je me rattrape.
Et comme j'ai, je l'avoue, eu la flemme de relire les précédents épisodes pour me remettre dans le bain, ça n'a pas été si simple. Il faut dire qu'avec cet arc Jeremy Adams, le scénariste, développe en parallèle deux lignes narratives : l'une se déroule sur Terre avec Hal Jordan, l'autre dans l'espace avec Kyle Rayner.
Parlons donc de la première ligne : Hal revient donc sur Terre et retrouve Carol Ferris devenue Star Sapphire. Depuis la dernière fois où ils se sont vus, des choses se sont passées pour elle : elle est désormais membre de la Justice League Unlimited et doit apprendre à la fois à maîtriser ses pouvoirs et à travailler au sein d'une équipe qui regroupe tous les super héros volontaires pour en faire partie.
Alors qu'ils s'occupent du vilain Mind Bomber, Hal et Carol voient débarquer Bones, le directeur du D.E.O. (Department of Extranormal Operations) et Hector Hammond, qui travaille pour cette organisation à présent, ce qui ne manque pas d'intriguer Hal. Avec l'aide de Dove (du duo Hawk et Dove), il va enquêter à ce sujet et découvrir les manigances de Bones et Hammond.
Cela va mener Hal à une négociation avec Bones pour récupérer une clé qui est décisive dans la bataille qui attend le Green Lantern Corps contre Starbreaker et son armée. Problème : cette clé se trouve en enfer. Et en enfer se trouve une vieille connaissance de Hal : le Spectre. Celui-ci n'a plus d'hôte et aimerait bien à nouveau que Hal endosse ce rôle...
Adams va vite : cette partie-là de l'histoire file tambour battant, il y a de l'action, des rebondissements surprenants, des guest-stars (le Phantom Stranger, Zauriel, et un Green Lantern que tout le monde adore et qu'on n'avait plus revu depuis un bail, en tout cas dans la continuité). Il y a du grand spectacle, entre l'affrontement contre Hammond et le retour du Spectre.
C'est très efficace, mais aussi un peu inégal car on a l'impression que le scénariste balade un peu Hal Jordan à tort et à travers; Au début il accompagne Kyle Rayner, Superboy et Odyssey dans l'espace avant d'être envoyé ailleurs par les Gardiens d'Oa tout ça en revenant à deux reprises sur Terre. Je pense qu'il aurait été plus simple que Hal ne fasse pas partie de l'expédition spatiale de Kyle Rayner avec Superboy et Odyssey.
Car, et on en vient à l'autre ligne narrative, ce qui se joue avec le trio Kyle Rayner-Kon-El-Odyssey m'a paru plus fidèle et conforme à l'esprit de la série (en tout cas plus dans le droit fil de ce qu'on a vu dans les précédents épisodes). C'est la partie cosmique de la série, celle où les enjeux sont plus élevés, mais aussi où l'essence de l'intrigue est la plus pure.
Ce voyage vers le Mur Source, l'affrontement (éclair) avec Starbreaker et Sorrow, le sauvetage de Dan Garrett, vraiment, c'est jouissif. Adams est tellement dans son élément qu'il s'autorise des passages humoristiques (la visite du Mur Source), parodie les histoires de braquage (le vol de l'orbe), et va même chercher Dan Garrett, le tout premier Blue Beetle, héros de l'âge d'or.
On pourrait se dire qu'avec Ted Kord (Blue Beetle II) et Jamie Reyes (Blue Beetle III), c'est superflu de "déterrer" Dan Garrett, sauf que c'est parfaitement accompli. Le personnage revient avec panache, il fait tout sauf de la figuration, Adams lui confère une aura quasi mythique. J'ai hâte de découvrir ce qu'il en fera par la suite.
Et puis le dernier épisode voit le retour d'une menace bien flippante, bien que classique dans l'univers de Green Lantern, et un autre retour, celui d'un personnage vu dans Green Lantern : The Animated Series (2011-2013). Adams va chercher loin, mais toujours à bon escient, pour surprendre le lecteur, et enrichir sa série.
Visuellement, le titre gâte toujours autant ses fans : Fernando Pasarin dessine l'épisode 19 et c'est très solide comme toujours, très soigné, très détaillé. Jack Herbert prend le relais sur les #20 et 21, dans un style réaliste académique, un peu figé, un peu sombre, mais qui tient la route. Enfin Xermanico est de retour pour les numéros 22-23-24 et évidemment, c'est la grande classe, avec des scènes de toute beauté (toute la partie en enfer est somptueuse).
C'est un plaisir de lire ce run, qui n'a rien à envier à celui, de référence, de Geoff Johns. Jeremy Adams construit quelque chose de très ambitieux mais qu'il maîtrise parfaitement. Il est soutenu par des artistes de qualité, et on sent que tout ce beau monde est motivé, en a encore sous le pied. Toutefois, c'est une titre qui s'apprécie vraiment en recueil parce qu'on voit mieux ce que développe l'auteur.







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