jeudi 9 avril 2026

AMAZING SPIDER-MAN #26 : DEATH SPIRAL #7 (of 9) (Joe Kelly / Francesco Manna, Ed McGuinness)


Carnage a pris Torment comme nouvel hôte et Spider-Man est seul à l'affronter puisque Venom secourt au même moment Dylan Brock. Les personnalités du symbiote et du tueur en série se disputent sur leurs objectifs avant de repartir. Venom transporte Eddie Brock à l'hôpital pendant que Spider-Man tente de retrouver Torment/Carnage...
 

Comme on pouvait s'y attendre, les deux méchants font donc cause commune, Carnage ayant lâché Eddie Brock (qui contenait ses envies de tuer) en s'attachant à Torment. Un rebondissement assez convenu mais qui présente l'avantage de donner un coup de boost à une intrigue qui piétinait. Même si, reconnaissons-le, ça reste du grand n'importe quoi.


Joe Kelly fait plus d'effort pour dynamiser son récit et enchaîne les scènes d'action sur un rythme soutenu. La tournure que prend l'histoire lui permet de séparer Venom de Spider-Man, chacun des deux héros ayant sa part de travail à accomplir. Si la partie Venom est donc minorée, elle n'en demeure pas moins intéressante tandis que du côté de Spidey, le cliffhanger final est prévisible.


En combinant Torment et Carnage, le scénario créé un hybride tordu à souhait : si les deux sont des tueurs, ils ne fonctionnent pas du tout de la même façon. Carnage veut tuer pour satisfaire ses instincts meurtriers. Torment, lui, a un plan à exécuter (les fameux meurtres en spirale consistant à éliminer toute une famille).


Kelly peut donc s'amuser à faire dialoguer ces deux alliés divergents : Carnage reconnait que l'objectif de Torment lui fournit de quoi être comblé, Torment admet que la puissance de Carnage va lui permettre d'exécuter sa besogne plus efficacement. En même temps, le lecteur n'est pas dupe : les deux assassins ne sont pas voués à rester collés l'un à l'autre au-delà de ce crossover.

L'autre bon point, c'est ce qui se passe entre Venom et les Brock - Eddie et Dylan. Le père et le fils se retrouvent mais cela ne signifie surtout pas que Mary Jane Watson va leur céder le symbiote. Dans une scène à l'hôpital où elle a transporté Eddie, MJ met même les points sur les "i" avec Eddie en lui expliquant ne plus vouloir le revoir dans les parages après ce qui est arrivé à Paul Rabin (je ne spoile pas).

Il faudra voir ce qu'il advient d'Eddie à la fin de cette affaire puisqu'il est dans un sale état et pour cause, il ne survivait à ses blessures que parce qu'il était l'hôte de Carnage (et avant de Venom). Il va survivre, je pense, mais dans quelles conditions. Ce n'était pas acquis puisque je pensais initialement que Death Spiral allait aboutir à son décès.

Peut-être aura-t-on la réponse dans le futur event Queen in Black de cet été... Quant à Spider-Man, si Joe Kelly a du champ pour l'écrire en le séparant de Venom, c'est paradoxalement dans ses scènes qu'il se montre le moins inspiré. Le tisseur est réduit à un rôle d'adversaire de Carnage/Torment quand il ne doit pas lui courir après... Avant de se prendre une nouvelle raclée !

L'épisode est dessiné pour ses 14 premières pages par Francesco Manna. Emule de Pepe Larraz, son style est donc très énergique, mais plus irrégulier que son modèle (c'est particulièrement visible sur ses dernières planches où le degré de finitions est très léger). Toutefois on ne saurait lui jeter la pierre car il est visible qu'il a été appelé pour dépanner, ce qui signifie que l'editor a mal fait son boulot en ne tenant pas compte de la productivité d'Ed McGuinness.

Ce dernier n'intervient en effet que sur le reste de l'épisode, soit 8 pages en tout et pour tout, et on sent qu'il a bouclé ça sous pression. Mark Farmer, son encreur, qui a dû travailler à partir de layouts (des crayonnés très grossiers). C'est dommage mais qui a pu parier que McGuinness tiendrait les délais...

Reste encore deux épisodes jusqu'à la fin de Death Spiral (auxquels Marvel vient d'ajouter un épilogue, sous titré Body Count, mais je m'en passerai). Pas sûr cependant que Venom #257 remonte le niveau puisque Charles Soule remplacera Al Ewing à l'écriture (mais heureusement Javier Pina signera les dessins)...

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