dimanche 19 avril 2026

GREEN LANTERN / GREEN LANTERN CORPS : THE STARBREAKER SUPREMACY (Jeremy Adams, Morgan Hampton / Xermanico, Fernando Pasarin, V. Ken Marion)


GREEN LANTERN / GREEN LANTERN CORPS : THE STARBREAKER SUPREMACY
(Green Lantern #25-27 + Green Lantern Corps #7-9)


Pour recharger la batteri centrale sur Oa, Hal Jordan, Carol Ferris, Guy Gardner et Kilowog se rendent sur Gemworld afin que la princesse Amethyst leur donne deux cristaux amplificateurs. Mais Starbreaker et son armée surgissent avec Sorrow (Nathan Broome) et leur en dérobent un. Starbreaker réussit ainsi à allumer sa lanterne grise le premier et supprime les émotions dans tout l'univers.


Tandis que Starbreaker et ses troupes ravagent des planètes dont les habitants privés d'émotion sont incapables de réagir, sur Oa seuls Aya et Jadestone, deux androïdes immunisés contre ce mal, tentent de trouver un moyen de renverser la situation. Avec l'anneau de John Stewart, ils convainquent un groupe de Lanterns de gagner le Mur Source où sont retenues les émotions primordiales.
 

Mais ces entités tentent de manipuler les Lanterns pour s'échapper. Hal Jordan le devine et passe un marché avec elles : elles seront libres si elles aident Oa à vaincre Starbreaker et son armée. Cela suffira-t-il ? Et les Entités respecteront-t-elles ce deal ?


Sortie dans la foulée du tome 5 de Green Lantern, The Starbreaker Supremacy est un crossover en six parties des séries Green Lantern et Green Lantern Corps. L'intrigue conçue par Jeremy Adams et co-écrite avec Morgan Hampton mobilise donc énormément de personnages, à tel point que par son casting et son envergure dramatique DC aurait pu décider d'en faire un event.


C'est presque (presque !) un regret d'ailleurs car, dès la fin du premier chapitre, on découvre que l'extinction des émotions ne touche pas que les Lanterns mais bien tout l'univers, Terre comprise et donc les héros et vilains qui s'y trouvent. A cet égard, il y avait là matière à une saga globale, tout aussi, sinon plus, légitime que certains events récents (cf. Knights Terror, voire Absolute Power).


Mais bon, on ne va pas non plus reprocher à DC et Jeremy Adams d'avoir contenu cette histoire à deux séries car le résultat reste épique, dense, et convaincant. D'une certaine manière, cela rappelle l'époque où Geoff Johns et Peter J. Tomasi s'occupaient des titres Green Lantern et Green Lantern Corps avec un premier crossover (Sinestro Corps War) qui allait préparer le terrain pour l'event Blackest Night.

L'autre grand mérite de ce crossover, c'est la simplicité de son argument : Starbreaker réussit donc à priver l'univers d'émotions et à libérer du même coup les Sun-Eaters, une armée capable de ravager des planètes pour les dominer sans que la population n'oppose de résistance (puisqu'elle est amorphe). Sans héros pour les contrarier, quel espoir ?

A partir de là, le récit déploie ses ailes sur un rythme soutenu. On pourra déplorer qu'en cours de route Adams ait cru bon d'inclure le retour d'un autre vilain qui fera des siennes dans un futur proche : ça alourdit le propos inutilement et ça aurait pu attendre. Un autre point m'a un peu chiffonné concernant le rôle de John Stewart, donc on aurait pu penser que Adams et Hampton allait lui donner plus d'impact (alors que c'est traité un peu par-dessus la jambe).

Je suis aussi dans l'expectative de ce que Adams compte faire de Dan Garrett/Blue Beetle I qu'il a ressorti dans le tome 5 et dont on pouvait espérer qu'il soit plus présent ici, or il n'en est rien. D'ailleurs c'est la même chose pour Connor Kent/Superboy et Odyssey, trop en retrait alors qu'ils auraient été des renforts non négligeables dans cette bataille.

Ces réserves écartées, on passe un très bon moment et le crossover se savoure comme une réunion au sommet entre les deux séries avec un vrai bon adversaire au menu. Les scénaristes donnent à leurs personnages l'occasion de briller, ce n'est pas seulement Hal Jordan et les autres Lanterns mais bien un collectif qui est sollicité.

Visuellement, on est tout aussi gâté : Xermanico dessine les épisodes 7 et 9 de Green Lantern et livre des planches absolument splendides, rehaussées par les couleurs luxuriantes de Romulo Fajardo. Il est toutefois, hélas ! remplacé par l'abominable V. Ken Marion sur le #8, mais je pense que c'était inévitable puisqu'il a participé à DC K.O. et qu'il devait se réserver du temps pour le #600 (Legacy). Toutefois, la série aurait bien besoin d'un bon dessinateur pour suppléer Xermanico parce que Marion, c'est juste pas possible.

Fernando Pasarin, lui, est aux commandes des épisodes de Green Lantern Corps et sa prestation est tout bonnement impressionnante. On a droit à des splash et des doubles pages de folie avec une multitude ahurissante de personnages, des décors super chiadés. C'est du très haut niveau, comparable à du George Pérez des grands jours.

Hormis donc quelques bémols mineurs, ce crossover est excellent et confirme la bonne santé des deux séries. On n'est vraiment pas grugé et c'est quand même assez rare pour être dit. Quel dommage qu'Urban Comics n'ait pas publié ces titres en vf (ou si mal quand ça a été le cas) !

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