Superboy Prime a permis, malgré lui, à Manchester Black de se réincarner. Désormais tout puissant, le sorcier entend remodeler la réalité selon ses désirs. Mais Prime déplace le combat dans un endroit où il se sent plus fort : le comics shop où il travaille dans le civil...
Avec ce 40ème épisode se conclut l'arc Prime qui a vu Superboy Prime devenir la vedette de la série Superman. A partir du mois prochain débute en effet le crossover Kingdom of Zod qui, si j'ai bien compris, se déploiera dans Supergirl (#16-17), Action Comics (#1001-1002), Superman Unlimited (#16-17), Superman (#41-42) et Kingdom of Zod Special #1.
Je pense que je vais zapper ce crossover parce que je n'ai aucune envie de suivre une histoire en devant acheter autant de séries que je ne lis pas et donc je reviendrai à Superman en Octobre prochain quand ce sera terminé. J'espère que d'ici-là il ne se sera rien passé de décisif et que j'arriverai à tout comprendre en ayant fait l'impasse sur ce récit qui devrait cependant voir le retour de Superman dans son propre titre.
J'aimerai aussi que DC n'abandonne pas le personnage de Superboy Prime car Joshua Williamson a réussi à me le rendre sympathique et ce n'était pas gagné. En même temps le scénariste va être très occupé dans les prochains moins (avec la relance de Legion of Super Heroes dès Septembre) et je doute qu'il ait le temps de s'occuper d'une série supplémentaire.
Que va-t-il advenir de Superboy Prime ? Il est bien possible que son sort soit réglé durant Kingdom of Zod, mais il serait dommage de supprimer ce personnage de cette manière. Parce que, et pour en revenir à Superman #40, il a inspiré Williamson pour un arc de haut vol dont le dénouement est à la hauteur de tout ce qui a précédé.
On assiste donc à l'affrontement final entre Prime et Manchester Black dont la réincarnation a fait de lui un sorcier si puissant qu'il peut réécrire la réalité. Le commentaire méta est toujours aussi marqué dans cet épisode qui s'amuse avec la continuité d'une manière suprêmement intelligente et ludique. Un peu comme du Deadpool qui serait autre chose que de la blague.
Prime étant un héros conscient d'évoluer dans un univers de fiction et connaissant par coeur l'histoire de tous les super héros, on a droit à un script qui, loin de se contenter d'ironiser sur la situation, discoure sur le pouvoir de l'imagination, la foi dans la fiction, les leçons que donnent les histoires au lecteur et ce qu'elles peuvent enseigner à un tel personnage.
La résolution du conflit qui oppose Prime à Black est ainsi une issue qui n'a rien d'une victoire facile pour Prime. Ce dernier n'a toujours pas gagné la confiance de la Justice League, car sa stratégie pour se battre (et la façon dont Black l'a dominé) expose les secrets des super héros à un individu trop dangereux.
Mais, en même temps, elle montre que Prime est capable de régler un problème épineux avec malice et que ses vrais amis sont là pour lui. Sans oublier que Williamson lui a créé une romance avec Witchfire qui est, elle aussi, un personnage en quête de respectabilité et donc le comprend mieux que n'importe qui.
Dan Mora illustre cet épisode (avant de passer la main à Eddy Barrows) avec son énergie coutumière. Son dessin répond très efficacement aux astuces de Williamson dans les moyens utilisés par le héros pour résister à son adversaire. Il y a quelque chose de puissamment plaisant à voir un super héros défendre les comics, refuser qu'on les considère comme morts, s'en servir comme de vraies armes.
Et puis Mora, je le répète, est vraiment tellement meilleur quand il canalise son trait si dynamique sur un seul personnage principal au lieu de se disperser sur un team book. Evidemment on ne le refera pas, ce gars a besoin de se dépenser et personne n'a vraiment cru qu'il se contenterait de dessiner un seul mensuel comme il le jurait à la fin 2025. Mais au moins, sur Superman, il garde tout son tonus.
Rendez-vous donc dans deux mois pour la suite de cette série et de ses critiques dans ce blog.





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