mercredi 15 juillet 2026

LOBO #5 (Skottie Young / Jorge Corona)


Même si ça lui fait mal de l'admettre, Kzzt, le patron de Omni Omega+ Entertainment Corp., constate que Lobo est resté plus populaire que jamais depuis qu'il a cassé son contrat. Il faut le convaincre de revenir travailler pour eux et quoi de mieux que lui envoyer quelques mercenaires pour le ramener au bercail ?


Désormais, chaque mois, j'attends avec gourmandise le nouveau numéro de Lobo. Parce que je me demande quelle grosse déconnade va inventer Skottie Young. Il faut dire tout simplement que cette série est affreusement drôle, c'est potache et irrésistible mais fait avec un talent incomparable, et, ma foi, il n'y a pas tant d'occasion de se fendre la poire en ce moment. En plus, y fait chaud !


Et je vais aller plus loin : si la gamme Absolute a achevé de me fatiguer (à part Absolute Wonder Woman, merci Kelly Thompson & Hayden Sherman), hé bien, Lobo, pour moi, c'est le vrai titre Absolute qui ne dit pas son nom. Absolument dingo, rigolo, indispensable. Skottie Young y va à fond, poussant tous potards dans le rouge, mais pour nous faire rire. Et ça, les séries Absolute l'ont complètement oublié !


Ce cinquième épisode est comme il se doit loufoque à souhait avec l'idée tordue de service - convaincre Lobo de se remettre au service de la Omni Omega+ Entertainment Corp. dont il a claqué la porte furibard en lui envoyant des mercenaires qui trahiraient leur employeur. Le pire ? C'est que ce plan foireux va fonctionner (spoiler !).
 

Scott Snyder est sympa, mais à côté de Skottie Young, c'est juste un brave garçon. Young, lui, n'a pas peur d'écrire une scène où une certaine Lip Bomb (quel nom !) réussit à persuader Lobo qu'elle veut une partie de jambes en l'air avec lui pour mieux le buter avec d'énormes flingues (dont on se demande où elle les a cachés...). Et ce avant que...

... Lobo lui retourne la politesse en se débraguettant et la pulvérisant avec un rayon thermique sortant de son entrejambe ! Oui, vous avez bien lu, cette scène a trouvé sa place dans un comic book édité par DC et accessible à tous les acheteurs potentiels. Si vous n'éclatez pas de rire en la voyant, non seulement parce que le gag est énorme, mais parce que le culot de Young l'est encore plus, alors je ne peux plus rien pour vous !

Les trois mercenaires qui vont chatouiller Lobo sont des adversaires qui valent leur pensant de cacahuètes, et plus c'est improbable, mieux c'est. Mais le dénouement annonce un prochain qui risque de faire monter les enjeux d'un cran supplémentaire - et où il me semble que Young adresse un clin d'oeil à sa propre série I Hate Fairyland...

Et puis ce qui est bonnard avec Lobo, c'est que Young est accompagné par un partenaire prêt à rendre coup pour coup, qui le suit où qu'il aille, qui n'a lui non plus de rien. Jorge Corona se dépasse à chaque fois et cet épisode ne déroge pas à la règle. Les trognes des personnages sont impayables, et le diable est dans les détails (ayez toujours un oeil sur le chien sans nom de Lobo !).

Corona est un punk : chacune de ses planches possède une énergie chaotique qui emporte tout sur son passage. Il faut un peu de temps pour s'y faire, et certainement que ça ne plaira pas à tout le monde. Mais, si vous voulez de la BD Red Bull, alors, vous êtes à la bonne adresse : Corona est un artiste survolté qui était fait pour dessiner Lobo.

Que dire de plus ? Vivement le mois prochain ! On n'en a jamais assez !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire