vendredi 22 mai 2026

LOBO #3 (Skottie Young / Jorge Corno, Nicoletta Baldari)


Désormais sans emploi, Lobo reçoit un appel du Dr. Bixwell de l'Union Intergalactique des chasseurs de primes. Avant de le recruter, il le soumet à un test psychologique. Lobo se replonge dans ses souvenirs d'enfance...


On peut légitimement concevoir une certaine déception à la lecture de ce troisième épisode dans la mesure où il n'inaugure pas un nouvel arc narratif et qu'il est à peine illustré par Jorge Corona. Si vite après seulement numéros, il est frustrant de voir l'équipe créative faire une espèce de pause alors que la série démarrait sur les chapeaux de roues.


Mais est-ce que ça signifie pour autant que c'est un mauvais épisode ? Non, je vous rassure tout de suite. Skottie Young a certes gagné du temps mais pour une raison bien simple : le mois prochain, lui et Corona vont mettre en scène un affrontement entre Lobo et Supergirl pile poil pour faire écho au film Supergirl de Craig Gillespie avec Milly Alcock et Jason Momoa.
 

Et si la manoeuvre est évidemment de surfer sur le succès très probable du long métrage, on peut tout de même compter sur le duo pour livrer un épisode qui va dépoter. Donc, en attendant, nous avons droit à ce chapitre qui explore un moment du passé de Lobo à l'occasion d'un examen psychologique qu'il doit passer pour intégrer l'Union Galactique des chasseurs de primes.


On sait que le czarnien a décimé toute sa planète mais avant cela, qu'en était-il ? On peut dire que les autorités se doutaient que Lobo enfant allait être, disons difficile à maîtriser. Comme cette fois où Mrs Tribb, sa maîtresse d'école, a conduit sa classe pour une visite au zoo et que Lobo a entrepris de libérer de leur aquarium des dauphins de l'espace...

La farce du garçon provoque une succession de catastrophes après qu'il soit passé devant un conseil de discipline qui tentait pourtant de raisonner l'enseignante. Il tombe alors sur un Mauve Lantern qui essaie, par la méthode douce qu'il incarne, de lui faire comprendre le sens des responsabilités mais commet surtout l'erreur de lui expliquer les pouvoirs de son anneau.

Hop ! aussi sec, Lobo lui tranche le doigt et récupère l'anneau... La suite, vous vous en doutez est un joyeux foutoir que même un Green Lantern ne saura stopper. Skottie Young applique à Lobo la recette de sa série à succès I Hate Fairyland dans laquelle il conte les mésaventures de Gertrud  dans un monde de contes de fée qui finit par l'insupporter tellement qu'elle devient folle et y commet un massacre.

Bien entendu, comme I Hate Fairyland est une production indé (publiée par Image), Young peut s'autoriser bien plus que sur une série DC, mais cet épisode est assez rigolo et sans doute que si la série était éditée sous le label Vertigo ou Black Label, le résultat aurait été plus corsé et plus hilarant, mais on devra s'en contenter.

Corona ne dessine donc que les scènes au présent dans l'appartement de Lobo où il passe en facetime son examen. Le reste, c'est-à-dire les pages 7 à 23, est signé par Nicoletta Baldari, dans un style acidulé qui convient très bien à la fausse naïveté enfantine de ce long flashback anarchique. La tête de canaille enragée de Lobo est irrésistible tout comme le personnage du Mauve Lantern.

Bon, ceci étant dit, maintenant, on a hâte de retrouver Lobo adulte et surtout de voir ce que vont nous mijoter Young et Corona le mois prochain pour ce duel face à Supergirl, qui promet énormément.

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