Teri O'Barnes, la femme qui l'avait livré au programme Arme X, retrouve Logan et lui explique avoir abandonné ses missions, mais elle a besoin de lui pour retrouver un jeune homme, Tyler Torrens, capturé par une société privée, développant un nouveau programme, Primewarrior...
Parfois les comics vous réservent de très bonnes surprises, d'autant plus qu'elles sont inattendues. Je n'avais pas spécialement prévu de lire cette mini-série en quatre épisodes qui, elle aussi, prépare l'event Armageddon mais on me l'a chaudement conseillée et je ne le regrette pas. Oserai-je dire que c'est ce que j'ai lu de mieux cette semaine parmi les nouvelles sorties ?
En tout cas, ce premier épisode me conforte dans l'idée que Chip Zdarsky est : 1/ un excellent scénariste (mais ça, c'était quasiment acquis) et 2/ qu'il est en train de ficeler une intrigue très alléchante en vue de l'event qu'il conduira (Armageddon, on l'a appris aujourd'hui, débutera en Juin et comptera 5 chapitres, dessinés par le duo Delio Diaz-Frank Alpizar. On nous promet que les conséquences seront aussi importantes que Avengers : disassembled en 2004, ayant abouti à New Avengers de Bendis).
Surtout Wolverine : Weapons of Armageddon semble confirmer que tout cela mène à une histoire impliquant les super soldats. Ceux d'hier (comme Captain America et Wolverine en première ligne) mais aussi ceux de demain comme il en est question dans ce premier épisode - qui, je préfère le préciser, ne peut s'apprécier et se comprendre que si on a lu le premier arc de Captain America par Zdarsky !
Cette introduction est classique : Logan est sollicité par la femme qui, autrefois, l'a piégé pour le compte de l'Arme X (durant laquelle on lui a injecté de l'adamantium dans tout le corps - il avait déjà son facteur régénérateur et ses griffes avant). Elle a abandonné son job de traqueuse, ou plutôt elle le reprend pour la bonne cause car un jeune homme a été enlevé pour subir des expériences.
On comprend rapidement que les expériences en question sont destinées à en faire un super soldat et qu'il est un mutant. Cela résonne suffisamment chez Logan pour qu'il accepte de l'aider. On découvre l'existence d'une société privée derrière cette affaire (alors que Wolverine comme Captain America ont été transformés par des opérations gouvernementales). Et à la fin de l'épisode, on retrouve un individu apparu dans Captain America #1-5 de Zdarsky et Schiti...
Sans avoir jamais été un gros lecteur des aventures de Wolverine en solo, j'avais énormément apprécié la découverte de sa première série par Chris Claremont puis Peter David et John Buscema, puis ensuite par John Byrne, et surtout le run extraordinaire de Larry Hama avec Marc Silvestri et Adam Kubert. Plus récemment (même si ça commence gentiment à dater), il y a eu celui de Jason Aaron avec, entre autres, Ron Garney qui m'avait emballé.
Et c'est pour cela que j'ai adoré ce premier épisode parce qu'il m'a rappelé ces périodes-là, avec un Logan complètement déboussolé, qui fonce dans le tas franchement, qui est renvoyé à ses traumatismes. C'est le Wolverine que je préfère, considérant que lorsqu'il a retrouvé la mémoire (à l'issue de House of X), ce fut une erreur. Et puis surtout je préfère Wolverine quand il est vraiment seul, c'est sa vraie nature. Quand il est avec une équipe de X-Men, il faudrait insister là-dessus, et ce n'est pas toujours le cas.
Que Nuke apparaisse (sur la couverture et brièvement, mais il va prendre plus de place très vite, dans cet épisode), c'est cool aussi. Pas tant parce que c'est un antagoniste remarquable (il est même un peu ridicule avec son drapeau sur la tronche), mais parce que ça me rappelle Daredevil : Born Again de Miller et Mazzucchelli - et c'était le bon temps.
Zdarsky réussit donc à écrire Wolverine avec un brio épatant, comme s'il avait le personnage en main depuis des lustres. Il me le redonne tel que je l'apprécie, avec une histoire aux petits oignons. Mine de rien, ça fait vraiment envie de lire Armageddon et tout ce que j'espère à présent, croisons les doigts, c'est que personne ne va parasiter les plans de Zdarsky, que ça ne va pas être sagouiné par un editor à la con.
Cerise sur le gâteau : c'est remarquablement dessiné. Luca Maresca est un artiste très solide et qui mérite vraiment d'être promu - quoi de mieux que de dessiner du Wolverine pour ça ? Son style m'évoque celui de Garney justement, avec un encrage un peu épais, mais la même nervosité et la même précision dans le trait, le découpage. C'est un régal de lire du Wolverine comme ça encore une fois, avec le bon scénariste et le bon dessinateur.
C'est juste parfait pour moi : cette mini-série démarre fort, elle donne envie de lire la suite, et comme Captain America, elle donne envie de lire Armageddon, ce qui était très loin d'être gagné !





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