Green Lantern affronte Ultra Humanite qui a pris le corps de son ami Walter Baze et reçoit le renfort inattendu de Hawkman et Hawkgirl. Pourtant leur adversaire réussit à les semer. Pendant ce temps, dans les locaux de StarCo, Wonder Woman, Atom, Flash, Johnny Thunder, Hourman, Sandman et Will Everett se retrouvent...
Après avoir lu ce 17ème épisode de JSA, il y a une bonne nouvelle et une mauvaise nouvelle. Commençons par la bonne : il ne reste plus qu'un épisode jusqu'à la fin de cet arc, ce sera terminé le mois prochain. Maintenant, la mauvaise : ce 17ème épisode n'est pas meilleur que les précédents sur cet arc narratif qui sera une purge à lire jusqu'au bout.
Je ne vais pas en faire des caisses mais, franchement, c'est mauvais. Jeff Lemire est méconnaissable. Certes, il a toujours été un partisan de la narration décompressée, mais là, c'est proprement intenable. C'est long, c'est lent, ça n'avance pas, c'est mou surtout. La JSA se forme enfin, mais le lecteur s'est déjà lassé, j'ai trop attendu et l'excitation est retombée.
L'enchaînement des scènes est tellement laborieux qu'on se demande si Lemire n'a pas écrit ça en étant lui-même à moitié assoupi - ne riez pas, c'est plausible : il écrit tellement de trucs à la fois qu'il a pu se mettre à rédiger ce script assommé de fatigue et en mode pilotage automatique, alignant les moments avec une telle absence d'inspiration et d'énergie que ça transpire sur la page.
Mais le pire, c'est qu'en plus d'être mal écrit, c'est aussi mal dessiné. On peut notifier que Gavin Guidry a livré ces pages en même temps qu'il travaillait sur Flash, dont il devient le nouvel artiste régulier, mais ce surplus de labeur ne fait que souligner qu'il est incapable de soutenir deux titres mensuels en même temps. Et de toute façon, très peu le peuvent.
Par ailleurs, quand on se disperse de la sorte, le résultat ne peut guère être fameux et, pour gagner du temps, on sacrifie allègrement des éléments graphiques. Ici, la pauvreté des décors (quand il y en a !) est tellement criante qu'on a le sentiment que les personnages se meuvent dans des espaces nus, sans relief, sans détails.
Comme Guidry est un artiste encore en pleine progression, il ne dispose des outils de professionnels plus aguerris qui lui permettraient de cacher la misère de ses dessins, comme par exemple en jouant sur les ombres ou en composant des plans qui tricheraient avec la composition de l'image de sorte que le lecteur ait quand même l'impression qu'elle ne soit pas si bâclée.
Non, tout est désespérément plat, sans vie. L'absence de tonus dans la narration écrite se double d'une absence de tonus dans la narration graphique et, pour parler vrai et cru, on s'emmerde ferme. C'est raté à un point qui fait de la peine, à la fois pour les auteurs, l'éditeur, mais surtout pour le lecteur. Être indulgent dans ces circonstances n'est pas rendre service, ce serait juste fermer les yeux sur un manque flagrant de soin apporté au produit.
Quel gâchis.









































